Tarifs Réglementés de Vente de l’Électricité en août 2026
Le 15 juillet 2026, la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE) a proposé une augmentation moyenne de 2,5% TTC des Tarifs Réglementés de Vente de l’électricité (TRVE), applicable dès le 1er août.
Qui décide du prix de l’électricité ?
En France, le prix des Tarifs Réglementés de Vente suit un processus balisé, 2 fois par an, en février et en août. C’est la CRE, autorité administrative indépendante, qui formule une proposition d’évolution. Elle s’appuie sur une analyse des coûts réels : acheminement, approvisionnement, taxes.
Sa délibération est ensuite transmise au Conseil supérieur de l’énergie pour avis. Les ministres chargés de l’Énergie et de l’Économie prennent ensuite leur décision
Le 16 juillet, le ministère de l’Énergie avait annoncé qu’il suivrait la proposition de la CRE. Cette décision est désormais officielle : les textes publiés au Journal officiel fixent les nouveaux barèmes applicables à compter du 1er août 2026.
Quelles sont les augmentations ?
La hausse représente +5,98€ TTC par mégawattheure (MWh) par rapport aux tarifs actuellement en vigueur jusqu’au 31 juillet 2026.
Traduit sur une facture annuelle, pour un foyer consommant en moyenne 4 500 kWh par an avec une puissance de 6 kVA en option Base, cela donne :
- Avant le 1er août 2026 : 1 060,8€ TTC/an ;
- À partir du 1er août 2026 : 1 090,77€ TTC/an.
Soit environ 30€ de plus par an, ou un peu plus de 2€ supplémentaires par mois. Une hausse modérée, mais réelle.
Exemples de tarifs au 1er août 2026 au TRVE

Qui est concerné ?
Au 31 mars 2026, 19,37 millions de clients résidentiels étaient aux Tarifs Réglementés de Vente de l’Électricité (TRVE) en France métropolitaine, selon les données de la CRE. Sur 35,08 millions de sites résidentiels au total, le TRVE représente encore 55,2% des contrats.
Un chiffre en recul, mais qui reste massif. Sur le seul premier trimestre 2026, 174 000 clients résidentiels ont quitté le TRVE pour une offre de marché.
Du côté des clients professionnels éligibles au TRVE, la situation est différente. La grande majorité a déjà basculé en offre de marché : au 31 mars 2026, 70,8% des sites non résidentiels sont en offre de marché, soit 3,83 millions sur 5,41 millions. 1,58 million de sites professionnels restent encore au TRVE.
Quant aux clients qui sont déjà en offre de marché à prix fixes garantis de la part de l’électricité comme ceux de la bellenergie, ils ne subissent pas directement cette révision sur la part énergie. En revanche, certaines composantes évoluent pour tous sans exception. On y revient plus bas.

Les évolutions du TRVE : décryptage des différents leviers
La hausse moyenne de 2,5% TTC des Tarifs Réglementés de Vente de l’Électricité au 1er août 2026 résulte de plusieurs mouvements qui se combinent. Elle ne s’applique pas de façon identique à tous les profils :
- Pour les clients résidentiels au Tarif Bleu : +2,51% TTC, soit +5,98€/MWh TTC ;
- Pour les clients professionnels au Tarif Bleu : +2,35% TTC, soit +5,56€/MWh TTC.
Certains facteurs tirent la facture vers le haut, d’autres l’atténuent légèrement. Voici ce qui se passe concrètement.
Le mécanisme de capacité : préparer l’hiver dès l’été
Derrière ce nom un peu technique se cache un objectif très concret : garantir que la France disposera de suffisamment d’électricité lorsque la demande atteint son maximum, notamment pendant les vagues de froid hivernales. Le réseau électrique doit maintenir en permanence un équilibre entre la quantité d’électricité produite et celle consommée. Pour éviter tout risque de tension lors des pics de consommation, il est nécessaire de s’assurer à l’avance que des moyens de production, de stockage ou d’effacement seront disponibles au bon moment. C’est précisément le rôle du mécanisme de capacité.
Au 1er août 2026, un nouveau mécanisme de capacité entre en vigueur, en remplacement de l’ancien. Sa première enchère s’est tenue le 6 juillet 2026 pour l’hiver 2026/2027.
La CRE a fait le choix d’intégrer ce nouveau mécanisme dans le calcul des TRVE dès août 2026, mais de façon progressive. Plutôt que d’intégrer d’un coup l’intégralité des coûts, y compris le reliquat de l’ancien mécanisme, elle a retenu une approche plus lissée : seuls les coûts du nouveau mécanisme sont pris en compte pour l’instant, étalés sur 12 mois. Le reliquat de l’ancien mécanisme, lui, sera rattrapé lors du prochain mouvement tarifaire de février 2027.
Ce choix n’est pas anodin. Sans ce lissage, la hausse liée à la brique capacitaire aurait été nettement plus marquée. La CRE a explicitement retenu cette approche dans un souci d’acceptabilité pour les consommateurs. Cette intégration se traduit par une hausse de la brique capacitaire des TRVE de +1,73% TTC.
Le TURPE augmente
Le premier levier de cette hausse est le TURPE (Tarif d’Utilisation des Réseaux Publics d’Électricité). Il finance l’acheminement de l’électricité jusqu’aux consommateurs ainsi que l’exploitation, l’entretien et la modernisation des réseaux électriques.
Le TURPE est composé de deux volets :
- Le TURPE 7 HTA-BT concerne le réseau de distribution, géré principalement par Enedis (ou par une entreprise locale de distribution sur certains territoires). C’est ce réseau qui achemine ensuite l’électricité jusqu’aux habitations, commerces et petites entreprises, via les lignes à moyenne tension (HTA) puis à basse tension (BT) ;
- Le TURPE 7 HTB, qui concerne le réseau de transport exploité par RTE. Il s’agit des lignes à haute et très haute tension qui acheminent l’électricité sur de longues distances, entre les centrales de production et les grands postes électriques.
Au 1er août 2026, ces deux tarifs évoluent de la manière suivante :
- +3,04% pour le TURPE 7 HTA-BT, qui s’applique aux clients résidentiels et professionnels ;
- +3,34% pour le TURPE 7 HTB, qui concerne exclusivement les gros consommateurs industriels raccordés directement au réseau de transport RTE, et n’a pas d’impact sur la facture de nos clients résidentiels ou professionnels dont la consommation est inférieur à 36 kVA.
Les évolutions résultent notamment de l’actualisation annuelle prévue par la réglementation, de l’évolution de l’inflation et d’un mécanisme de régularisation qui prend en compte les écarts entre les recettes et les charges réellement constatées par les gestionnaires de réseau. La CRE souligne notamment que l’année 2025, plus chaude que prévu, a entraîné des consommations et des recettes tarifaires inférieures aux prévisions.
Pour autant, ces 2 composantes ne se cumulent pas sur votre facture. En effet, pour un foyer raccordé au réseau de distribution, le TURPE HTA-BT intègre déjà l’évolution du transport.
Répercutée sur les TRVE, cette hausse représente en moyenne +2,13€/MWh HT, soit +1,14% TTC sur la facture finale. Le détail selon le profil :
| Impact en €/MWh HT | Impact TTC | |
|---|---|---|
| Clients résidentiels | +2,20€/MWh HT | +1,17% TTC |
| Clients non résidentiels | +2,00€/MWh HT | +1,14% TTC |
À noter
La Contribution Tarifaire d’Acheminement (CTA) reste stable. Son taux demeure fixé à 15% de la part fixe du TURPE pour les clients raccordés au réseau de distribution, soit la grande majorité des particuliers et des petits professionnels.
La baisse des coûts liés aux CEE atténue légèrement la hausse
Toutes les composantes des Tarifs Réglementés de Vente n’évoluent pas dans le même sens. Les coûts de commercialisation, qui intègrent notamment la gestion des contrats, la facturation et les dépenses liées aux Certificats d’Économies d’Énergie (CEE), limitent légèrement la hausse appliquée en août 2026.
Pour calculer cette partie des TRVE, la CRE s’appuie sur les coûts prévisionnels d’EDF, fournisseur du TRVE (Tarif Bleu). Les frais commerciaux hors CEE augmentent très légèrement, à hauteur de 0,01€/MWh HT. En parallèle, le coût retenu pour les CEE diminue.
Cette baisse des coûts liés aux CEE compense largement la très faible hausse des autres frais commerciaux. Au total, cette composante entraîne une baisse d’environ 0,39% HT, soit 0,32% TTC. Elle ne neutralise pas les autres augmentations, mais elle en atténue légèrement l’effet.
La rémunération du fournisseur historique augmente mécaniquement
Depuis janvier 2025, la CRE la fixe à 2,5% du tarif hors taxes et hors rattrapage. Une règle proportionnelle, avec une conséquence toute simple : quand les autres postes montent, celui-ci monte aussi. Sans qu’aucune décision nouvelle soit prise.
C’est exactement ce qui se joue en août 2026. Cette composante atteint désormais 4,12€/MWh HT pour les clients résidentiels et 4,06€/MWh HT pour les professionnels au TRVE. Soit une progression de +0,14€/MWh HT côté résidentiel et +0,09€/MWh HT côté professionnel.
L’effet sur le TRVE reste minime : +0,09% HT pour les particuliers, +0,05% HT pour les professionnels.
Cette composante appartient à la construction du Tarif Réglementé de Vente de l’électricité. Elle correspond à une référence de coûts calculée par la CRE sur la base des coûts d’EDF, fournisseur du Tarif Bleu. Elle ne reflète donc pas la marge appliquée par les autres fournisseurs d’électricité, dont la bellenergie.
L’Accise sur l’électricité baisse légèrement
Une autre évolution joue en faveur des consommateurs. L’Accise sur l’électricité, cette taxe nationale collectée par les fournisseurs puis reversée à l’État, diminue légèrement au 1er août 2026.
Conformément à la loi de finances pour 2026, les tarifs pleins évoluent de la manière suivante :
| Catégorie fiscale | Activité | Puissance souscrite | Du 1er février au 31 juillet 2026 | À partir du 1er août 2026 |
|---|---|---|---|---|
| Ménages et assimilés | Activités non économiques | ≤ 250 kVA | 3,085 c€/kWh | 3,062 c€/kWh |
| Ménages et assimilés | Activités économiques | ≤ 36 kVA | 3,085 c€/kWh | 3,062 c€/kWh |
| Entreprises et assimilées | Activités économiques | > 36 kVA et ≤ 250 kVA | 2,658 c€/kWh | 2,635 c€/kWh |
| Entreprises et assimilées | Activités non économiques | > 250 kVA | 2,658 c€/kWh | 2,635 c€/kWh |
Cette baisse de 0,023 c€/kWh représente un allègement limité de la fiscalité. Elle se traduit par une diminution d’environ 0,10% TTC des Tarifs Réglementés de Vente de l’Électricité (TRVE). Elle vient ainsi compenser une partie des hausses liées aux autres composantes de la facture, sans toutefois les effacer.
Comment se construisent les Tarifs Réglementés de Vente de l’Électricité ?
Ce qui compose votre facture d’électricité
Les Tarifs Réglementés de Vente de l’Électricité obéissent à une méthode précise, encadrée par le code de l’énergie : ce qu’on appelle l’empilement des coûts. Chaque poste correspond à une réalité concrète du système électrique.
- Le prix de l’électricité elle-même : c’est le coût d’achat de l’énergie sur les marchés de gros ;
- La garantie que l’électricité sera disponible quand vous en avez besoin : c’est la brique capacitaire, liée au mécanisme de capacité ;
- L’acheminement jusqu’à votre prise : c’est le TURPE. Il couvre le coût des réseaux de transport et de distribution ;
- Les frais de gestion et de commercialisation : prend en compte les coûts de commercialisation (service client, facturation, gestion des contrats…) ainsi que la rémunération du fournisseur ;
- À tout cela s’ajoutent les taxes et contributions : Accise sur l’électricité, Contribution Tarifaire d’Acheminement (CTA) et TVA.
Ces composantes évoluent chacune à leur propre rythme. C’est précisément ce qui explique pourquoi votre facture peut bouger même quand les prix du marché restent stables, et inversement.

Pourquoi les TRVE ne suivent pas les marchés en temps réel
C’est une question que beaucoup de consommateurs se posent. Les prix de gros de l’électricité bougent chaque jour. Les TRVE n’évoluent généralement que 2 fois par an, en février et en août.
La raison tient à la méthode de calcul. La CRE ne se base pas sur le prix du marché le jour J. Elle intègre des données lissées sur plusieurs mois, pour amortir les variations brutales et protéger les consommateurs des à-coups trop violents. C’est un filet de sécurité, mais il crée mécaniquement un décalage entre ce que valent les marchés aujourd’hui et ce que vous payez sur votre facture.
En pratique, lorsque les prix de marché baissent, les consommateurs en bénéficient généralement avec un certain décalage. À l’inverse, lorsqu’ils remontent, leur hausse met également du temps à se répercuter.
Nouveautés structurelles : ce qui change au-delà du niveau tarifaire
Au-delà de la hausse tarifaire appliquée au 1er août 2026, plusieurs évolutions modifient la structure des Tarifs Réglementés de Vente de l’électricité. Elles visent notamment à adapter les grilles tarifaires aux usages et aux différents profils de consommation.
HP/HC ouverte aux compteurs 3 kVA : une première
Jusqu’ici, l’option Heures Pleines / Heures Creuses n’était accessible qu’à partir d’une puissance souscrite de 6 kVA. Les clients avec un petit compteur de 3 kVA, souvent des petites surfaces, n’y avaient tout simplement pas accès.
Ce n’est pas qu’une question de principe. La CRE estime que 60% de ces clients auraient intérêt à basculer en HP/HC sans même modifier leurs habitudes de consommation. Pour ceux qui peuvent en plus décaler certains usages lave-linge, recharge, chauffe-eau, le bénéfice peut aller encore plus loin.
Tempo 24 kVA : enfin un tarif distinct
Autre ajustement, plus discret. Aujourd’hui, les clients avec l’option Tempo souscrivant une puissance de 24 kVA paient le même abonnement que ceux à 30 kVA, alors qu’ils disposent d’une puissance disponible plus faible.
La CRE a proposé un abonnement spécifique aux 24 kVA pour l’option Tempo résidentiel, pour que ces clients puissent réellement tirer parti de leur puissance de souscription plus basse.
En Outre-Mer : plusieurs ajustements
Plusieurs évolutions s’appliquent aux clients situés en Outre-mer, notamment à La Réunion, en Martinique, en Guadeloupe et en Guyane.
L’option Base des tarifs Bleus+ (concerne les sites de plus de 36 kVA) est supprimée. Les clients qui la détiennent peuvent la conserver pendant la période prévue, mais elle n’est plus proposée dans les mêmes conditions aux nouvelles souscriptions.
Un rééquilibrage intervient également entre la part fixe et la part variable de certaines grilles : l’abonnement de l’option Heures Pleines / Heures Creuses historique diminue, en contrepartie d’une évolution du prix du kilowattheure.
Enfin, la transition des anciens Tarifs Jaunes et Verts se poursuit en Corse et dans les territoires ultramarins. Elle fait l’objet d’un lissage sur quatre ans, dans la perspective de leur suppression progressive.

Quelles conséquences pour les clients la bellenergie ?
La hausse des Tarifs Réglementés de Vente de l’Électricité (TRVE) concerne en premier lieu les clients restés au Tarif Bleu d’EDF. Toutefois, certaines évolutions du 1er août 2026 concernent également les clients ayant souscrit une offre de marché, chez la bellenergie comme chez tout autre fournisseur.
Ce qui dépend de votre fournisseur… et ce qui n’en dépend pas
Votre facture d’électricité est composée de plusieurs éléments. la bellenergie maîtrise notamment : le prix de la fourniture d’électricité et le montant de l’abonnement.
En revanche, d’autres composantes sont réglementées. Elles sont proposées par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) et définies par les pouvoirs publics. Elles s’appliquent à tous les fournisseurs, qui les répercutent sur les factures de leurs clients.
Il s’agit notamment :
- Du TURPE, qui finance les réseaux publics d’électricité ;
- Des taxes et contributions, comme la CTA, la TVA et l’Accise sur l’électricité ;
- De certains coûts réglementaires liés au fonctionnement du système électrique, comme le mécanisme de capacité évoqué plus haut.
En offre à prix fixes garantis de la part de l’électricité : qu’est-ce qui change vraiment ?
Si vous avez souscrit une offre Prudence, Constance ou Garance, le prix du kWh et de l’abonnement (hors taxes et contributions) sont figés pendant 1, 2 ou 3 ans, selon l’offre choisie.
En revanche, les composantes réglementées de votre facture continuent d’évoluer lorsque les pouvoirs publics en décident. Le nouveau mécanisme de capacité illustre bien ce principe. Sa mise en place ne concerne pas uniquement les clients au Tarif Bleu. Elle s’applique à tous les fournisseurs, et donc aussi aux clients la bellenergie. Son montant varie d’un fournisseur à l’autre, selon le profil de consommation de ses clients ; pour votre contrat chez la bellenergie, il entraîne une hausse de 0,418 cts€ / kWh, hors TVA.
Pour donner un ordre de grandeur, pour un foyer consommant 4 500 kWh par an ayant souscrit une offre chez la bellenergie, ces trois évolutions représentent ensemble environ 33€ TTC sur l’année, soit un peu moins de 3€ par mois.
En comprenant ce qui compose votre facture, il devient plus facile de choisir une offre adaptée à vos besoins et d’anticiper l’impact des évolutions.
On vous fait le récapitulatif en vidéo :
Pour aller plus loin
L’évolution du tarif de l’électricité au 1er février 2026 : ce qu’il faut retenir
Électricité : ce qui change au 1er août 2025 et comment s’y préparer ?
Comprendre les taxes sur la facture d’électricité
Comment se compose le tarif de l’électricité ?
Une offre à prix fixes garantis de la part de l’électricité, sans engagement
Sources
- Journal officiel – Décision du 29 juillet 2026 relative aux tarifs réglementés de vente de l’électricité applicables aux consommateurs résidentiels en France métropolitaine continentale
- Journal officiel – Décision du 29 juillet 2026 relative aux tarifs réglementés de vente de l’électricité applicables aux consommateurs non résidentiels en France métropolitaine continentale
- Journal officiel – Arrêté du 29 juillet 2026 relatif aux tarifs réglementés de vente de l’électricité applicables dans les zones non interconnectées au réseau métropolitain continental
- CRE – Délibération de la CRE n°2026-147 du 15 juillet 2026
- CRE – La CRE publie son observatoire des marchés de détail du premier trimestre 2026
- CRE – Évolution annuelle des tarifs d’utilisation des réseaux publics d’électricité au 1er août 2026