Hausse des CEE en 2026 des aides pour vos rénovations mais à quel prix
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Hausse des CEE en 2026 : des aides pour vos rénovations mais à quel prix ?

Publié le 16 janvier 2026

En 2026, le dispositif des Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) change profondément. La 6e période des CEE, appelée P6, a débuté le 1ᵉʳ janvier 2026 et s’étendra jusqu’au 31 décembre 2030. Objectif affiché : accélérer la transition énergétique et soutenir les travaux de rénovation énergétique pour les ménages, les entreprises et les collectivités.

Mais que se cache-t-il derrière ? Explications.

CEE : rappel du principe

Les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) sont l’un des piliers de la politique énergétique française depuis 2005. Leur logique repose sur une obligation imposée par l’État : les fournisseurs d’énergie (électricité, gaz, carburants) doivent contribuer activement à la réduction de la consommation d’énergie. Le dispositif CEE s’appuie ainsi sur le principe du pollueur‑payeur. Autrement dit, les acteurs les plus consommateurs ou émetteurs financent des économies d’énergie.

Concrètement, chaque fournisseur se voit fixer un volume d’économies d’énergie à atteindre sur une période donnée.

Pour remplir cette obligation, deux mécanismes existent :

  • Soit le fournisseur finance directement des travaux d’efficacité énergétique (isolation, changement de chauffage, rénovation globale, etc) ;
  • Soit il acquiert des certificats CEE sur le marché. Il s’agit de certificats déjà délivrés, issus de travaux financés par d’autres acteurs. Cette solution permet de remplir l’obligation sans intervenir directement chez les clients.

Chaque projet génère des certificats. Ces CEE sont des preuves chiffrées, exprimées en kWh cumac, qui peuvent ensuite être valorisées ou échangées entre acteurs.

CEE rappel du principe

2026‑2030 : une 6e période des CEE plus ambitieuse

La 6e période des CEE s’annonce plus intense et structurante que jamais. Voici les principaux changements qui font parler d’eux :

1. Hausse de 27% du niveau d’obligation

L’enveloppe globale des CEE passe d’environ 6 milliards à 8 milliards d’euros.

Cette hausse signifie que les fournisseurs devront financer davantage de travaux ou acquérir plus de certificats.

La cible annuelle à atteindre par l’ensemble des obligés est de 1 050 TWh cumac, soit un total de 5 250 TWh cumac sur 5 ans.

2. Priorité donnée à l’efficacité énergétique réelle

La réforme met fin à certaines aides jugées peu efficaces et valorise les opérations qui génèrent des économies durables et mesurables.

Exemple : bonifications pour la rénovation globale, la chaleur fatale industrielle ou les bâtiments performants.

3. Révision des fiches et des critères

Certaines fiches d’opération standardisées (FOST) ont été modifiées, créées ou supprimées. Cela impacte :

  • Les montants des aides CEE ;
  • Les conditions d’éligibilité ;
  • Et la valeur des certificats associés à chaque type de travaux.
CEE - Priorité donnée à l’efficacité énergétique réelle

Ce que cela signifie pour vous

Pour les ménages et les entreprises qui envisagent des travaux, la période P6 ouvre des possibilités de financement plus fortes.

Mais attention, plusieurs acteurs de l’énergie répercutent une partie du coût des CEE sur les factures de leurs clients.

Bonne nouvelle : les évolutions du dispositif CEE n’impactent pas les clients particuliers de la bellenergie. Nous avons fait le choix de ne pas répercuter le coût des CEE sur vos factures d’électricité.

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