Les évolutions du TRV d’électricité au 1er février 2026 ce qu’il faut retenir
Marché de l'énergie

L’évolution du tarif de l’électricité au 1er février 2026 : ce qu’il faut retenir

Publié le 30 janvier 2026

En un coup d’œil : ce qui change au 1er février 2026

  • Les Tarifs Réglementés de vente d’électricité restent globalement stables
    -0,83% TTC en moyenne au 1er février 2026, une évolution surtout symbolique.
    → En option Base, avec un compteur de 6 kVA et une consommation annuelle de 4 500 kWh, cela représente une économie annuelle de -3€.
  • Fiscalité : un effet partiellement compensé
    → La CTA diminue de 21,93% à 15%, ce qui représente environ 10€ d’économies par an sur l’abonnement pour un foyer.
    → Tandis que l’Accise sur l’électricité augmente mécaniquement de 2,998cts€/kWh à 3,085cts€/kWh.
  • Des impacts variables selon les options et les usages
    → Selon la puissance souscrite, l’option tarifaire et les habitudes de consommation, l’effet sur la facture peut varier sensiblement.

Tarif réglementé de l’électricité en février 2026 : une baisse presque imperceptible sur la facture

C’est dans sa délibération du 14 janvier 2026 que la Commission de régulation de l’énergie (CRE) a formulé sa proposition d’évolution des Tarifs Réglementés de Vente d’électricité applicables au 1er février 2026.

Sur le papier, la baisse annoncée de -0,83% TTC en moyenne peut sembler encourageante. Dans les faits, l’impact sur la facture annuelle reste très limité pour la majorité des ménages.

Cette moyenne nationale recouvre en réalité des évolutions différentes selon le profil du client. La CRE distingue en effet :

  • Une baisse de -0,74% TTC pour les clients résidentiels ;
  • Une diminution plus marquée de -1,58% TTC pour les clients non résidentiels (petits professionnels).

Pour un consommateur résidentiel en option Base avec un compteur de 6 kVA et une consommation annuelle de 4 500 kWh, cela représente une variation annuelle de -3€.

Ainsi, malgré une orientation globalement baissière, l’équilibre de la facture évolue peu.

Les évolutions des tarifs réglementés applicables aux consommateurs résidentiels et non résidentiels sont précisées dans deux arrêtés distincts en date du 28/01/2026 publiés au Journal officiel le 30 janvier 2026.

Tous les consommateurs ne sont pas logés à la même enseigne

Au 1er février 2026, l’évolution du Tarif Bleu reste globalement stable… mais l’impact dépend fortement de la structure de votre facture.

Car en réalité, deux mouvements se compensent : le prix du kWh baisse légèrement environ -0,62% en option Base mais l’abonnement augmente, autour de +2%, ce qui pèse directement sur la part fixe.

Une facture quasi inchangée pour la majorité des foyers

Pour un foyer type, l’évolution du TRV se traduit par une stabilité quasi totale de la facture.
La légère baisse du prix du kilowattheure est en grande partie compensée par la hausse de l’abonnement.

Autrement dit, pour la majorité des ménages aux usages standards, février 2026 ne change presque rien.

Petits consommateurs : la part fixe devient déterminante

Pour les petits logements, les résidences secondaires ou les consommations modérées, la facture est largement dominée par l’abonnement.

Dans ce contexte pour les foyers au Tarif Réglementé, l’augmentation de la part fixe (+2%) pèse davantage que la baisse du kWh (-0,62%).

Le mouvement tarifaire reste donc très peu perceptible, avec des variations marginales d’une année sur l’autre.

Les foyers « tout électrique » en Heures Pleines / Heures Creuses tirent leur épingle du jeu

Les foyers chauffés à l’électricité, ou ayant des usages importants (ballon d’eau chaude, recharge de véhicule électrique), sont plus sensibles aux évolutions du prix du kWh.

En particulier avec une option Heures Pleines / Heures Creuses, où certaines baisses sont plus marquées sur les heures creuses. Mais même dans ces cas, la progression de l’abonnement continue de limiter le bénéfice global.

Tempo et EJP : des profils nettement pénalisés

À contre-courant de la tendance générale, les options d’EDF à effacement connaissent un rééquilibrage brutal.

  • Les abonnés Tempo subissent une hausse marquée, liée notamment à la revalorisation des jours rouges ;
  • Les clients historiques EJP, voient l’intérêt économique de leur contrat s’effondrer, en raison d’une forte hausse du prix des jours « normaux ».

Exemples de tarifs prévisionnels estimés au 1er février 2026 au Tarif Réglementé

Evolution TRV - différents cas au 1er février

Concrètement, ce que change le 1er février 2026 pour les clients la bellenergie

Dans ce nouveau contexte, les offres de marché apparaissent comme une alternative de plus en plus pertinente aux Tarifs Réglementés de Vente.

Pour les clients de la bellenergie, particuliers comme professionnels, les évolutions du 1er février 2026 se traduisent ainsi :

  • Les évolutions de fiscalité s’appliquent à tous : la CTA et l’Accise sur l’électricité évoluent, comme pour l’ensemble des consommateurs en France, quelle que soit l’offre ou le fournisseur ;
  • Avec nos offres à prix fixes sur la part de l’électricité, le cadre reste inchangé : le prix du kWh HT et le montant de l’abonnement HT restent strictement identiques, conformément aux conditions contractuelles.

Autrement dit, pour les clients la bellenergie, le mouvement de février 2026 ne remet pas en cause le socle du contrat. Seules les taxes et contributions, décidées par les pouvoirs publics, évoluent.

Exemples de tarifs prévisionnels estimés au 1er février 2026 pour les clients la bellenergie

Exemples de tarifs prévisionnels estimés au 1er février 2026 pour les clients la bellenergie

Une stabilité contractuelle dans un environnement mouvant

Dans cette logique, la bellenergie fait le choix :

  • D’une électricité verte, produite en France, issue de sources renouvelables ;
  • D’offres conçues pour s’adapter aux usages réels des foyers ;
  • Et d’une relation plus directe entre le prix payé et la réalité du marché, sans renoncer à la stabilité.

Une approche qui répond aux attentes de consommateurs en quête de cohérence, de transparence et de maîtrise budgétaire, dans un paysage énergétique en pleine évolution.

Taxes et contributions : ce qui baisse, ce qui augmente

Sur le volet des taxes et contributions, le mouvement tarifaire de février 2026 est loin d’être univoque.

Certaines lignes reculent, d’autres progressent. Et, au final, leurs effets se compensent presque intégralement sur la facture.

Baisse de la CTA : une bonne nouvelle surtout symbolique

Premier élément notable : la Contribution Tarifaire d’Acheminement (CTA) diminue nettement au 1er février 2026.

Son taux passe de 21,93% à 15%, conformément aux annonces gouvernementales. Cette contribution s’applique uniquement à la part abonnement de la facture, et non au prix du kilowattheure.

Concrètement, cela représente environ 10€ d’économies par an pour un foyer résidentiel moyen.

Autrement dit : la CTA allège légèrement la note, sans transformer en profondeur le budget énergie des ménages.

Cette baisse de la CTA est actée par l’arrêté publié au Journal officiel le 28 janvier 2026 et applicable au 1er février 2026.

Accise et CEE : des ajustements fiscaux qui limitent la baisse

En parallèle, d’autres composantes fiscales évoluent dans le sens inverse.

Accise sur l’électricité : une hausse automatique pour tous les profils

D’abord, l’Accise sur l’électricité connaît une augmentation mécanique annuelle.

Cette taxe nationale obligatoire est appliquée à toutes les consommations, quel que soit le fournisseur ou le type d’offre souscrite. Elle est collectée par les fournisseurs, puis intégralement reversée à l’État.

Au 1er février 2026 elle passe de :

  • 2,998cts€/kWh à 3,085cts€/kWh pour les ménages et assimilés ménages ;
  • 2,579cts€/kWh à 2,658cts€/kWh pour les PME et haute puissance.

Cette hausse s’applique à chaque kilowattheure consommé.

Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) : une hausse des obligations

À cette évolution fiscale s’ajoute la montée en puissance des Certificats d’Économies d’Énergie (CEE).

L’entrée dans la 6ᵉ période du dispositif CEE s’accompagne d’obligations renforcées pour les fournisseurs, qui se traduisent par des coûts supplémentaires intégrés au prix de l’électricité. Cela se traduit par une hausse des coûts de commercialisation d’EDF de l’ordre de +2,09% HT.

Bonne nouvelle

Les évolutions du dispositif des CEE n’ont aucun impact sur les factures d’électricité des clients particuliers en offres à prix fixes garantis de la bellenergie. Nous avons fait le choix de ne pas répercuter ces coûts sur nos offres.

Pourquoi la facture ne réduit pas davantage malgré la détente des marchés ?

La question revient souvent : si les prix sur le marché de l’électricité baissent, pourquoi les Tarifs Réglementés de Vente ne suit-il pas davantage ? La réponse tient à plusieurs mécanismes structurels.

Des Tarifs Réglementés construit avec un décalage dans le temps

En 2026, la détente des marchés de gros joue bien en faveur des Tarifs Réglementés de Vente. Dans sa délibération, la CRE indique que le coût de l’approvisionnement en énergie recule de 4,22% par rapport à 2025 sur les TRV hors taxes. Cette évolution s’inscrit dans un changement de méthode important : depuis 2026, l’intégralité de l’électricité servant à alimenter les Tarifs Réglementés est valorisée à un coût représentatif des marchés de gros.

Pour autant, il faut savoir que le TRV ne reflète pas instantanément les prix du marché. Il est calculé selon une méthode dite d’empilement des coûts, avec un lissage sur environ deux ans.

Résultat :

  • En 2025, les consommateurs payaient encore une électricité indexée sur les prix très élevés de 2023 ;
  • En 2026, la baisse des marchés est bien réelle… mais son effet est amorti, et en partie absorbé par d’autres évolutions.

Autrement dit, les offres de marché peuvent réagir plus rapidement aux conditions d’approvisionnement. Depuis 2023, la bellenergie a suivi la détente progressive des marchés de gros et ajusté ses prix afin de permettre aux consommateurs de bénéficier d’offres tarifaires compétitives.

La fin de l’ARENH change profondément la donne

Autre facteur structurant de l’évolution du TRV de l’électricité en 2026 : la fin de l’ARENH, effective depuis le 31 décembre 2025.

Jusqu’ici, l’Accès Régulé à l’Électricité Nucléaire Historique (ARENH) permettait aux fournisseurs d’intégrer dans leurs coûts une part d’électricité nucléaire issue du parc historique, valorisée à un prix administré de 42€/MWh. En 2025, ce mécanisme couvrait encore 43,8% de la consommation d’un client au Tarif Réglementé selon la CRE.

Depuis le 1er janvier 2026, ce socle a disparu : le tarif réglementé comme les offres de marché reposent désormais sur un approvisionnement intégralement au prix de marché.

Dans ce nouveau cadre, la baisse observée sur les marchés de gros a bien eu un effet sur le calcul du TRV. Pour autant, cet effet joue avant tout un rôle d’amortisseur plutôt que de se traduire par une baisse marquée du Tarif Réglementé sur la facture des ménages.

D’autres leviers techniques qui pèsent sur l’évolution du Tarif Réglementé de Vente

La baisse annoncée du TRV résulte d’un équilibre entre plusieurs composantes, dont les effets se compensent en grande partie.

Parmi les éléments qui contribuent à tirer le tarif vers le bas, la CRE relève d’abord une baisse du coût de l’approvisionnement en garanties de capacité, de l’ordre de -0,79% hors taxes. Cet ajustement joue favorablement sur le calcul du TRV, mais son impact reste limité à l’échelle de la facture finale.

D’autre part, la rémunération normale de l’activité de fourniture, définie par la CRE comme représentant 2,5% du tarif hors taxes et hors rattrapages, évolue quant à elle très légèrement à la baisse, avec un effet estimé à -0,08% sur les TRV HT.

Enfin, la hausse de la composante des rattrapages progresse de +2,81% sur les TRVE HT, principalement en raison de la fin du rattrapage appliqué au titre de janvier 2025. Cette évolution vient absorber une partie significative des baisses observées sur d’autres postes.

TRV de l’électricité en février 2026 une stabilité en trompe-l’œil

Heures Pleines / Heures Creuses : une option de plus en plus centrale

La CRE renforce le signal tarifaire pour orienter les usages

Dans sa délibération de janvier 2026, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) rappelle clairement sa stratégie : inciter les consommateurs à adapter leurs usages aux moments où l’électricité est la plus disponible.

L’objectif est double :

  • Mieux équilibrer le réseau électrique ;
  • Et accompagner la montée en puissance des énergies renouvelables, dont la production varie fortement selon les heures et les saisons.

Pour y parvenir, la CRE mise de plus en plus sur la différenciation Heures Pleines / Heures Creuses, considérée comme un levier central de flexibilité.

Des Heures Creuses mieux alignées avec la production renouvelable

Concrètement, cette orientation se traduit par une évolution progressive des plages d’Heures Creuses.

Depuis fin 2025, celles-ci sont appelées à être :

  • Davantage positionnées en journée, notamment en été ;
  • Afin de coïncider avec les pics de production photovoltaïque.

Pour Nicolas Goldberg, associé énergie chez Colombus Consulting, c’est une évolution particulièrement positive. Cette nouvelle organisation peut permettre de « faire rimer baisse des factures et hausse du confort », en facilitant le décalage de certains usages vers la journée, ce qui était beaucoup plus contraignant auparavant.

Un seuil de rentabilité plus bas pour les ménages

Autre évolution majeure : l’option Heures Pleines / Heures Creuses devient accessible à un plus grand nombre de foyers.

Comme l’a rappelé Emmanuelle Wargon, présidente de la CRE, pour les ménages au Tarif Réglementé de Vente de l’électricité, il suffit désormais de consommer environ 26% de son électricité en Heures Creuses pour que l’option devienne rentable.

Autrement dit, un quart de la consommation suffit désormais pour commencer à en tirer un bénéfice économique.

Une baisse du seuil qui change la donne, en particulier pour les foyers disposant d’équipements programmables.

Des options tarifaires repensées pour plus de cohérence

Cette montée en puissance des Heures Creuses s’inscrit dans une réorganisation plus large des Tarifs Réglementés.

Dans cette logique, la CRE a annoncé :

  • La suppression de l’option Base des TRVE pour les puissances résidentielles élevées (18 à 36 kVA) à partir de février 2026 en métropole ;
  • Ainsi que le lancement, avec EDF, d’une expérimentation d’une nouvelle option pour les petits compteurs (3 à 6 kVA), actuellement en cours d’instruction.

Là encore, l’objectif est clair : orienter progressivement l’ensemble des profils vers une consommation mieux synchronisée avec le système électrique.

Flexibilité : un levier concret pour reprendre la main sur sa facture

Même après la légère baisse annoncée en février 2026, les Tarifs Réglementés restent environ 20% plus élevés qu’en 2021.

Dans ce contexte, l’optimisation des usages devient un levier clé.

Consommer davantage en Heures Creuses permet de réduire la part variable (consommation) de la facture d’électricité.

En 2026, la formule Heures Pleines / Heures Creuses n’est donc plus une option secondaire. Elle s’impose progressivement comme un paramètre central à analyser, quel que soit son fournisseur.

Sources

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