Prix du gaz et de l’électricité à quoi s’attendre avec les tensions au Moyen-Orient
Marché de l'énergie

Prix du gaz et de l’électricité : à quoi s’attendre avec les tensions au Moyen-Orient

Publié le 24 mars 2026 Dernière modification : 31 mars 2026

Pourquoi le conflit au Moyen-Orient fait bouger les marchés de l’énergie

Un carrefour stratégique pour le pétrole et le gaz

Le Moyen‑Orient constitue l’un des piliers du système énergétique mondial. La région regroupe plusieurs des plus grands exportateurs d’hydrocarbures. Elle abrite aussi des infrastructures critiques. Et surtout, elle contrôle des routes maritimes essentielles pour le commerce international du pétrole et du GNL.

Dans ce contexte, la moindre montée des tensions a un effet immédiat. Les marchés réagissent rapidement. Ils réévaluent le risque qui pèse sur la sécurité d’approvisionnement mondiale.

C’est ce que l’on observe actuellement. Les perturbations géopolitiques ont d’abord provoqué une flambée du prix du pétrole. Le baril est passé d’environ 71 dollars à plus de 114 dollars. Ensuite, les inquiétudes se sont étendues au gaz. Les marchés européens ont rapidement suivi le mouvement. Cela montre une chose : dans un carrefour énergétique aussi stratégique, les impacts dépassent toujours la zone du conflit.

Un carrefour stratégique pour le pétrole et le gaz

Le détroit d’Ormuz : un point de passage clé pour le GNL mondial

S’il y a un lieu qui cristallise toutes les tensions, c’est bien le détroit d’Ormuz. Ce bras de mer très étroit relie le golfe Persique à l’océan Indien. Or, il concentre une part considérable des flux énergétiques internationaux.

D’après les chiffres de 2024, chaque jour, environ 20 millions de barils de pétrole y transitent, soit près de 20% de la consommation mondiale. Mais surtout, un 5e du commerce mondial de GNL circule également par ce passage stratégique.

Pour l’Europe, qui s’appuie de plus en plus sur le GNL importé depuis la crise de 2022, chaque tension dans cette zone se répercute sur les prix. La situation de début mars 2026 l’a encore démontré : la mise à l’arrêt temporaire d’une partie de la production de GNL par QatarEnergy a entraîné une envolée du prix TTF (place de marché du gaz naturel des Pays-Bas), qui a progressé de plus de 50% pour atteindre 47,7€/MWh.

Même si ces niveaux restent bien inférieurs aux sommets de 2022 (au-delà de 300€/MWh), le signal est clair : un choc géopolitique local peut avoir un impact immédiat sur les prix en Europe.

Anticipation, volatilité et spéculation : les ressorts d’une hausse prématurée

Sur le marché de l’énergie, les prix ne reflètent pas seulement l’offre disponible aujourd’hui. Ils intègrent surtout ce qui pourrait arriver demain. C’est pourquoi les cours s’ajustent dès les premières tensions, bien avant toute réelle pénurie.

Les marchés fonctionnent sur l’anticipation :

  • Si les flux de GNL du Qatar paraissent menacés, leur prix augmente immédiatement ;
  • Si les routes maritimes deviennent plus dangereuses, les traders anticipent des coûts de transport plus élevés ;
  • Si une crise semble durer, les prix se tendent pour intégrer un risque de rupture future.

C’est exactement ce qui s’est produit lors des derniers épisodes : le prix du gaz à Rotterdam, par exemple, est passé de 32 à 56€/MWh en seulement quatre jours, alors même qu’aucun déficit physique n’était constaté en Europe. Les stocks restaient d’ailleurs à des niveaux raisonnables (environ 21,5% en France et 30% en moyenne en Europe à fin février), mais l’incertitude suffit à créer de la volatilité.

Les marchés redoutent avant tout le scénario où le conflit s’étire, car les précédents ont montré qu’un choc durable peut déstabiliser l’équilibre européen pendant des mois.

Une crise qui rebat aussi les cartes de la transition énergétique en Europe

Des pays européens profondément divisés

Aujourd’hui, deux visions s’opposent clairement en Europe. D’un côté, plusieurs pays comme l’Espagne, les Pays-Bas ou le Portugal défendent une ligne claire : accélérer la transition pour sortir durablement de la dépendance aux énergies fossiles.

De l’autre, certains États comme l’Italie ou la Pologne adoptent une approche plus prudente. Ils demandent notamment de revoir ou suspendre certains mécanismes européens comme le marché du carbone, qu’ils accusent d’alourdir les factures énergétiques.

Cette division n’est pas anodine. Elle reflète des réalités économiques et énergétiques différentes selon les pays, mais elle complique aussi la mise en place d’une stratégie commune.

Le risque d’un retour en arrière à court terme

Sous pression, plusieurs gouvernements ont déjà pris des mesures d’urgence. Ces dernières semaines, des pays comme la Croatie, la Hongrie, l’Italie, l’Espagne ou le Portugal ont mis en place : des plafonnements des prix à la pompe et des baisses de TVA sur les carburants

Mais ces mesures posent un problème de fond. En soutenant les énergies fossiles, ces politiques : mobilisent des budgets publics importants, réduisent les marges de manœuvre pour investir dans la transition et surtout, n’incitent pas à réduire la consommation.

En d’autres termes, elles répondent à l’urgence, mais ralentissent la transformation du système énergétique.

Sur LinkedIn, Nicolas Goldberg, partner Énergie & Environnement chez Colombus Consulting, met en garde contre les réponses trop générales. Il dit « Il ne faut pas reproduire les erreurs du passé et ceux qui prônent cette fausse mesure doivent être plus responsables. En 2022, le gouvernement avait accordé des « ristournes » sur le prix du carburant à hauteur de 12 et 19cts/L. Cela avait coûté 7,5 milliards d’euros à l’Etat […] »

Cette citation éclaire bien le débat autour des aides massives aux carburants. À court terme, ces mesures peuvent soulager une partie des consommateurs, mais elles ne réduisent pas la vulnérabilité structurelle aux chocs pétroliers et gaziers. Surtout, elles peuvent détourner des moyens financiers qui auraient pu être consacrés à des leviers plus durables.

Une opportunité pour accélérer la sortie des énergies fossiles

Malgré ces tensions, la crise peut aussi jouer un rôle positif. Elle rappelle une réalité simple, l’Europe reste fortement dépendante des importations d’énergie. Aujourd’hui, elle importe environ 95% de son pétrole et près de 90% de son gaz.

Dans ce contexte, l’électrification de l’économie apparaît comme un levier stratégique.

Par exemple :

  • Développer les pompes à chaleur ;
  • Accélérer l’adoption des véhicules électriques ;
  • Investir dans les énergies renouvelables.

En soit, électrifier une grande partie des usages pourrait réduire fortement les importations d’hydrocarbures à long terme. Mais un obstacle reste majeur : le financement. Sans investissements massifs, la transition risque de ralentir malgré l’urgence.

Comme l’écrit Alexandre Joly, Co-leader du pôle Énergie chez Carbone 4, dans une publication LinkedIn de mars 2026 : « Prix de l’essence à la pompe : et si on changeait de recette ? Si on construisait une France forte sur le long terme plutôt que de l’affaiblir à chaque crise ? ».

Cette formule résume bien le fond du problème. Lorsqu’une crise géopolitique fait bondir le prix du pétrole et du gaz, l’enjeu n’est pas seulement de gérer l’urgence, mais de réduire durablement notre dépendance aux énergies fossiles importées. Autrement dit, développer les véhicules électriques, les pompes à chaleur ou encore les renouvelables permettrait non seulement d’accélérer la transition énergétique, mais aussi de mieux protéger les ménages contre les prochaines secousses sur les marchés.

Prix du gaz : un risque de hausse structurellement plus élevé

Le gaz réagit plus vite que l’électricité aux tensions géopolitiques

Quand une crise éclate dans une zone stratégique, le prix du gaz fait souvent partie des premiers à réagir. En effet, ce marché reste très sensible aux perturbations du GNL et aux risques sur le transport maritime. En clair, il suffit que les acteurs anticipent un blocage, un ralentissement logistique ou une baisse de production pour que les cours s’emballent.

Une dépendance mondiale qui amplifie la volatilité

Si l’Europe n’est pas entièrement dépendante du Qatar, celui‑ci reste l’un des 3 plus grands exportateurs de GNL au monde. Lorsque sa production s’interrompt, même temporairement, c’est toute la chaîne mondiale du GNL qui se déséquilibre.

Et l’impact ne vient pas seulement de l’offre perdue : il vient aussi de la réallocation des flux. Si les cargaisons destinées à l’Asie se raréfient, les acheteurs asiatiques cherchent des alternatives en entrant en concurrence avec l’Europe. Résultat : les prix de gros montent même si aucune cargaison européenne n’est directement touchée.

Faut-il s’attendre à une flambée durable du gaz ou à un simple pic ?

Aujourd’hui, deux trajectoires restent possibles. D’abord, celle d’un pic temporaire. Si la production qatarie redémarre rapidement et que les tensions autour du détroit d’Ormuz s’apaisent, la hausse actuelle pourrait refluer. Les marchés ont l’habitude de corriger les mouvements excessifs lorsque les signaux s’améliorent, surtout à l’approche des beaux jours, période où la consommation de gaz diminue naturellement.

Mais un autre scénario ne peut pas être exclu : celui d’une tension durable, si les perturbations s’étendent ou se prolongent.

Un choc prolongé, en revanche, peut peser plusieurs mois sur les prix, comme l’a montré la crise de 2022 lorsque la sortie du gaz russe a durablement modifié l’équilibre du marché européen.

Faut-il s’attendre à une flambée durable du gaz

Le prix de l’électricité peut-il aussi augmenter ?

En France, une électricité moins dépendante du gaz que chez nos voisins

Pour l’électricité, la situation est plus nuancée, surtout en France. D’abord, le mix électrique français repose très largement sur des sources bas carbone. En 2025, 95,2% de la production d’électricité provenait de sources bas carbone (nucléaire et renouvelables), contre seulement 3% issue du gaz, un ratio sans comparaison avec nos voisins européens, où les centrales à gaz assurent souvent une part bien plus importante de la production.

Cette structure protège naturellement la France d’une envolée immédiate du prix de l’électricité lorsque les cours du gaz s’affolent. C’est pourquoi, malgré la flambée récente du gaz liée aux tensions au Moyen‑Orient et l’arrêt partiel du GNL qatari, Bercy estime qu’aucune hausse directe n’est à prévoir dans l’immédiat pour les consommateurs français.

Le chaînon qui connecte encore le gaz au prix de l’électricité

Même si la France produit une électricité largement décarbonée, elle n’est pas isolée du marché européen. Elle fait partie d’un marché de gros interconnecté à l’échelle de l’Union européenne.

Sur ce marché, les prix se fixent selon un mécanisme appelé « Merit order ». Concrètement, les moyens de production sont classés selon leur coût marginal, c’est-à-dire le coût pour produire un mégawattheure supplémentaire. Les centrales les moins coûteuses, renouvelables puis nucléaire, sont mobilisées en premier, puis viennent les moyens plus chers comme le charbon ou le gaz lorsque la demande augmente.

Le prix final correspond au coût de la dernière centrale appelée. Or, dans de nombreux pays européens, cette centrale est souvent une centrale à gaz. Ainsi, le prix de l’électricité en Europe reste fortement influencé par le prix du gaz.

Lors des récentes tensions au Moyen-Orient, cette mécanique s’est clairement vérifiée. La hausse du prix du gaz a tiré vers le haut les prix de gros de l’électricité. Un phénomène déjà observé lors des précédentes crises énergétiques. Ainsi, même si la France dépend peu du gaz, elle subit indirectement la volatilité du marché européen.

Comme le rappelle Xavier Blot, Professeur – Stratégies Climat & Transition Energétique, dans une publication LinkedIn de mars 2026 : « un choc pétrolier n’est jamais seulement un sujet pétrolier. » il ajoute plus loin dans son texte « Le problème, ce n’est pas seulement le choc physique initial. Ce sont les réactions en chaîne qu’il déclenche à l’échelle mondiale. »

Son post aide à comprendre pourquoi les tensions au Moyen-Orient peuvent déborder bien au-delà du seul marché du pétrole. Dans un système énergétique interconnecté, cela peut avoir des effets en chaîne sur le gaz, sur les coûts industriels, sur le transport et, au final, sur les marchés européens de l’électricité.

Hausse immédiate ou impact différé : ce qu’il faut comprendre

La bonne nouvelle, c’est qu’une flambée sur les marchés de gros ne se traduit pas automatiquement par une hausse immédiate pour les ménages.

En effet, les fournisseurs anticipent leurs achats. Une grande partie de l’électricité est achetée à l’avance, parfois sur plusieurs mois, voire plusieurs années. Ce mécanisme permet de lisser les variations de prix et d’éviter des hausses brutales pour les consommateurs.

Le gouvernement le rappelle d’ailleurs : en cas de choc géopolitique, l’impact sur les factures d’électricité est souvent décalé dans le temps. Dans certains cas, ce décalage peut atteindre près d’un an. C’est le temps nécessaire pour que les contrats en cours arrivent à échéance. Et pour que les fournisseurs rachètent de l’électricité aux nouvelles conditions du marché.

Contrat à prix fixes ou prix indexés : en quoi ce choix change tout

Quand les tensions géopolitiques secouent les marchés, tous les consommateurs ne sont pas exposés de la même façon. En réalité, le type de contrat souscrit joue un rôle décisif. Entre offre à prix fixes et offre à prix indexés, l’impact sur la facture peut être très différent.

Prix fixes : plus de visibilité quand les marchés deviennent instables

Dans un contexte où les prix de l’énergie restent particulièrement volatils, les contrats à prix fixes apportent un véritable repère. Le principe est simple : le prix du kWh HT est défini à la souscription et reste inchangé pendant toute la durée du contrat (1, 2 ou 3 ans selon les offres).

Autrement dit, même si les marchés s’envolent à cause des tensions géopolitiques, votre prix de fourniture ne bouge pas.

En clair, dans un monde énergétique où l’actualité internationale peut faire varier les prix rapidement, la stabilité d’un contrat à prix fixes n’est pas un simple confort, c’est un choix stratégique.

Et chez la bellenergie, cette stabilité est garantie grâce à nos offres d’électricité 100% verte, française et à prix fixes garantis de la part de l’électricité.

Prix indexés : un fonctionnement plus exposé à la volatilité

Les offres à prix indexés, qu’elles concernent le gaz ou l’électricité, suivent l’évolution d’un indice de référence. Pour le gaz, il s’agit le plus souvent du Prix Repère de Vente du Gaz (PRVG), publié mensuellement par la CRE et recalculé à partir des cotations de marché observées 2 mois auparavant. Pour l’électricité, la plupart des offres indexées s’appuient sur le Tarif Réglementé de Vente.

Ce fonctionnement a un avantage : lorsque les prix baissent, le consommateur peut en profiter immédiatement. Mais il comporte aussi un risque majeur : toute hausse du marché se répercute rapidement sur la facture.

Lors des périodes de tensions internationales ou de forte instabilité des marchés, comme celles liées au Moyen‑Orient, les prix du gaz augmentent souvent en premier. Les contrats indexés suivent mécaniquement cette évolution, ce qui peut créer une augmentation sensible de la facture.

Bercy annonce :

  • Une hausse de 5 à 10% pourrait toucher les foyers ayant souscrit une offre de gaz à prix indexés à partir de mai 2026 ;
  • Environ 7 millions de ménages sont concernés parmi les 10,4 millions d’abonnés au gaz ;
  • Avec un surcoût estimé à moins de 10€ par mois pour un foyer moyen lors des premières hausses.

Pour l’électricité, la transmission est moins rapide que pour le gaz.

Prix indexés du gaz - un fonctionnement plus exposé à la volatilité

Comment limiter l’impact d’une crise énergétique sur sa facture

Adopter les bons réflexes au quotidien

Pour commencer, la manière la plus directe de limiter l’impact d’une hausse est de consommer moins. Cela semble évident, mais les économies d’énergie cumulées peuvent faire baisser une facture de plusieurs euros chaque mois.

  • Baisser son chauffage d’un degré suffit pour réduire sa consommation de gaz d’environ 7%. Dans un contexte où certains foyers risquent de voir leur facture augmenter de 5 à 10%, ce petit geste fait la différence ;
  • Fermer les volets la nuit limite les pertes de chaleur, particulièrement dans les logements mal isolés ;
  • Programmer son chauffage à l’aide d’un thermostat permet de chauffer uniquement lorsque c’est utile et d’éviter les pics de consommation.

Réduire ses déplacements énergivores

Les tensions actuelles ont également augmenté le coût du carburant. Pour réduire la note :

  • Le télétravail reste l’une des mesures les plus efficaces : moins de trajets, moins de carburant consommé ;
  • Les transports en commun et le covoiturage constituent des alternatives économiques ;
  • Sur autoroute, rouler 10 km/h moins vite permet d’économiser environ 1 litre de carburant tous les 100 km, ce qui est loin d’être négligeable.

Agir sur les usages pour absorber les chocs géopolitiques

Les crises internationales rappellent une réalité simple : plus notre consommation repose sur des énergies importées, plus nous sommes exposés. Deux leviers structurants permettent de réduire durablement notre vulnérabilité :

  • Consommer moins de gaz fossile en adoptant une utilisation plus sobre, surtout lors des périodes de tension sur les marchés ;
  • Électrifier certains usages (chauffage, eau chaude, mobilité) lorsque c’est pertinent, la France bénéficiant d’une électricité très largement décarbonée.

À mesure que les prix du gaz peuvent bondir, ce basculement vers l’électricité représente un amortisseur précieux.

Cette idée rejoint aussi l’analyse d’Emeric de Vigan, spécialiste des marchés de l’énergie, qui écrit sur LinkedIn en mars 2026 : « Nous avons un problème de demande. Un problème d’électrification. […] L’électrification est la réponse la plus directe à cette surcapacité printanière — et elle règle au passage l’épineux sujet de la souveraineté. La France importe encore pour des dizaines de milliards d’euros d’énergies fossiles par an. »

Son post rappelle que la question n’est pas seulement de produire de l’électricité, mais aussi d’en développer les usages pour remplacer progressivement le gaz et le pétrole. De cette manière, plus le chauffage, la mobilité ou certains usages industriels basculent vers l’électricité, plus la France peut valoriser son mix électrique et limiter son exposition aux importations fossiles.

Conclusion : faut-il s’inquiéter pour ses factures d’énergie ?

Les tensions au Moyen‑Orient ont clairement réveillé les inquiétudes autour du prix du pétrole, du gaz et, par ricochet, de l’électricité. Les marchés l’ont déjà montré : une seule annonce suffit parfois à faire bondir les cours. Pourtant, cela ne signifie pas que les factures des ménages vont automatiquement flamber.

Pour le gaz, les hausses toucheront surtout les consommateurs ayant choisi des offres à prix indexés. C’est encore plus vrai si les tensions durent dans le temps. Du côté de l’électricité, la situation est différente. La France bénéficie d’un véritable amortisseur : son mix très décarboné. Celui-ci limite l’impact immédiat des variations du gaz.

Les experts le rappellent, une flambée courte s’étouffe souvent d’elle‑même. Une crise prolongée, elle, peut redessiner l’équilibre des prix pendant plusieurs mois.

Aujourd’hui, les signaux restent plutôt rassurants. Les stocks européens sont cohérents pour la saison. Aucun scénario de pénurie imminente n’est envisagé. Et les pouvoirs publics disposent encore de leviers pour contenir les effets d’une hausse trop brutale.

À court terme, la priorité reste la même : surveiller l’évolution des marchés, mieux maîtriser sa consommation et choisir un contrat capable d’absorber les variations de prix.

Mais au-delà de ces ajustements immédiats, la crise actuelle met en lumière une réalité plus profonde.
Tant que l’Europe restera dépendante des énergies fossiles importées, elle restera exposée aux chocs géopolitiques et à la volatilité des prix. Accélérer la transition énergétique ne relève donc pas uniquement d’un enjeu climatique. C’est aussi une question de souveraineté énergétique et de stabilité économique à long terme.

Dans ce contexte, les Français équipés d’une offre à prix fixes disposent d’un véritable filet de sécurité. Et c’est précisément la philosophie de la bellenergie. Nous proposons des offres d’électricité 100% renouvelable, française et toujours à prix fixes garantis de la part de l’électricité. Autrement dit, vous conservez une visibilité totale sur vos dépenses énergétiques au cours des prochaines années.

Sources