Location de vacances - les bons réflexes énergie du vacancier responsable
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Location de vacances : les bons réflexes énergie du vacancier responsable

Publié le 11 août 2026 Dernière modification : 7 août 2026

Chez soi, on éteint la lumière en quittant une pièce, on débranche les chargeurs inutilisés et on règle la climatisation à 26 °C. Mais une fois les valises posées dans un gîte ou un Airbnb, ces bons réflexes s’évaporent aussi vite que les congés arrivent. C’est humain : quand la facture d’électricité n’est pas à votre nom, la vigilance baisse naturellement.

Pourtant, le sujet mérite qu’on s’y arrête. Selon l’ADEME1, les hébergements touristiques représentent 8% des émissions de gaz à effet de serre du tourisme en France. Une semaine dans une location, ça compte, même sans en avoir conscience. La bonne nouvelle ? Quelques gestes simples suffisent à changer la donne, sans sacrifier le moindre moment de détente.

Amis en vacances

Avant même d’arriver : choisir un hébergement éco-responsable

L’impact environnemental d’un séjour ne commence pas le jour de l’arrivée. Le choix du logement lui-même pèse dans la balance. Deux critères méritent qu’on s’y attarde avant de réserver : les labels et l’empreinte carbone selon le type d’hébergement.

Les labels environnementaux pour s’y retrouver

Les labels environnementaux pour hébergements touristiques garantissent que le propriétaire s’est engagé sur des critères vérifiés et indépendants. Voici les principaux à connaître :

L’Écolabel européen :

Créé en 1992 par la Commission européenne, c’est le seul label public et officiel commun à tous les pays de l’Union européenne. En France, le ministère de l’Environnement en a confié l’accompagnement à l’ADEME et la délivrance à des organismes accrédités par le COFRAC. Pour les hébergements, il couvre 5 domaines : gestion générale, énergie, eau, déchets et eaux usées. Les critères sont à la fois obligatoires et optionnels, et l’ADEME2 indique qu’un hébergement peut économiser jusqu’à 30% sur ses consommations d’eau et d’énergie dès la 1ère année de certification.

La Clef Verte :

Label international présent dans plus de 90 pays, porté en France depuis 1998 par l’association Teragir. Il évalue les hébergements sur une centaine de critères répartis en sept thématiques. En 2026, plus de 3 000 établissements sont labellisés en France.

L’Écogîte :

Qualification créée en 2003 par les Gîtes de France, accessible aux gîtes ruraux, chambres d’hôtes et gîtes d’étape. Elle repose sur des critères stricts de conception ou rénovation du bâti : matériaux locaux et sains, utilisation des énergies renouvelables, maîtrise de l’eau et des déchets, intégration dans l’environnement naturel. Environ 350 gîtes en France portent aujourd’hui ce label.

Le Gîte Panda :

Label cogéré par WWF France et Gîtes de France, attribué aux hébergements situés à proximité d’espaces naturels protégés, parcs naturels régionaux ou nationaux, et engagés dans la sensibilisation de leurs hôtes à la biodiversité locale. Moins de 500 gîtes sont actuellement labellisés en France.

Ces labels ne sont pas de simples décorations. Ils impliquent des audits, des critères à respecter et des engagements renouvelés. Les chercher lors de vos recherches de location, c’est orienter votre séjour vers des hébergeurs qui ont fait un choix concret pour réduire leur impact.

L’impact carbone de l’hébergement selon le type

Tous les hébergements ne se valent pas non plus sur le plan du bilan carbone. L’ADEME (source 1) a chiffré les émissions moyennes par nuitée selon le type de logement, et les écarts sont parlants :

Type d’hébergementÉmissions par nuit
Résidence secondaire7 kg CO₂e
Hôtel5,3 kg CO₂e
Location saisonnière5,2 kg CO₂e
Camping1,4 kg CO₂e

La résidence secondaire affiche le bilan le plus lourd : construite pour être peu occupée sur l’année, elle concentre une empreinte de construction élevée sur un faible nombre de nuitées réelles. Le camping, à l’inverse, tire profit de l’absence quasi totale d’infrastructure lourde.

Les bons réflexes énergie dès l’arrivée

Poser les valises, ouvrir les volets, inspecter le frigo. Le check-in dans une location suit souvent le même rituel. Ajouter un rapide tour énergétique du logement à cette routine ne prend que quelques minutes et évite bien des erreurs de réglage pour toute la semaine.

Faire le tour du logement en arrivant

Avant de tout brancher et de régler la climatisation à l’instinct, prenez 2 minutes pour explorer le logement sous l’angle énergie. Repérez où se trouvent le thermostat, la commande de la clim ou le chauffe-eau. Si un livret d’accueil est disponible, et c’est souvent le cas dans les gîtes et les locations, lisez-le. Les propriétaires y indiquent généralement les réglages recommandés, les programmes à privilégier et les appareils à ne pas laisser en veille.

La climatisation : l’appareil le plus sollicité en été

En location estivale, la climatisation est souvent l’appareil qui pèse le plus lourd sur la consommation électrique. Et c’est aussi celui qu’on règle le plus souvent trop bas, en pensant que plus c’est frais, mieux c’est.

Sans entrer dans le détail des réglages optimaux, que nous avons traité dans notre article dédié à la climatisation, 2 réflexes de vacancier méritent d’être rappelés :

  • Gérer la clim avant de partir : laisser la climatisation tourner à plein régime dans un logement vide n’a aucun intérêt. Deux options selon l’appareil disponible : éteindre la clim si la sortie est courte et le logement bien isolé, ou programmer une remontée en température si la clim dispose d’un thermostat ou d’une télécommande avec minuterie. À votre retour, l’appareil aura bien moins d’efforts à fournir pour revenir à une température confortable ;
  • Fermer les volets sur les façades ensoleillées : c’est un geste à coût zéro qui réduit sensiblement l’apport de chaleur et allège le travail du climatiseur, donc sa consommation.

Ces 2 gestes ne demandent pas de connaissance technique. Juste d’y penser avant de claquer la porte.

Le chauffage hors saison estivale

Printemps tardif, séjour en montagne, automne au bord de mer : les vacances ne se limitent pas à l’été. Quand le chauffage entre en jeu, les bons réflexes restent les mêmes qu’à la maison.

Les grands principes de réglage (températures recommandées par pièce, gestion des absences, impact sur la facture) sont détaillés dans notre guide dédié. En résumé : ne chauffez pas les pièces inoccupées, et évitez de laisser une fenêtre entrouverte quand le chauffage tourne. Sinon la chaleur s’échappe, l’appareil compense et la consommation grimpe pour rien. Aérer brièvement matin et soir suffit largement.

Arrivée logement de vacances

Les petits gestes qui font la différence au quotidien

Régler la climatisation et gérer le chauffage, c’est bien. Mais la consommation électrique d’une location se joue aussi sur des dizaines de petits comportements quotidiens, souvent anodins pris séparément, mais qui s’accumulent sur une semaine entière.

Lumières et appareils en veille

Le réflexe paraît évident, mais il disparaît facilement en vacances : éteindre la lumière en quittant une pièce. Dans un logement inconnu, on n’a pas les mêmes automatismes qu’à la maison. On laisse allumer le salon en partant à la plage, le couloir toute la nuit, la salle de bains pendant qu’on est en terrasse.

Même chose pour les appareils en veille et les chargeurs. Un chargeur branché sans appareil connecté continue de consommer, une quantité faible, mais réelle. Additionnez téléphones, tablettes, ordinateurs portables, enceinte Bluetooth, et la note grimpe en silence.

La solution la plus simple : débrancher les chargeurs dès qu’ils ne servent plus, et couper les appareils plutôt que de les laisser en mode veille avant de sortir.

Lave-linge et lave-vaisselle : adapter son usage au séjour

En vacances, on ne reste pas forcément une semaine entière et on ne génère pas non plus la même quantité de linge ou de vaisselle qu’à la maison. La règle absolue du « pleine charge uniquement » mérite d’être nuancée.

Pour le lave-linge, la logique reste valable : une demi-charge consomme presque autant d’eau et d’énergie qu’une machine pleine, pour moitié moins de linge traité. Si le séjour est assez long pour accumuler suffisamment de linge, mieux vaut patienter. En revanche, choisir le programme éco s’applique dans tous les cas, ce cycle à basse température consomme entre 30 et 50% moins d’énergie qu’un programme intensif.

Pour le lave-vaisselle, la situation est légèrement différente. Si l’appareil dispose d’une option demi-charge, c’est exactement le moment de l’utiliser : elle réduit la quantité d’eau et la durée du cycle, ce qui reste plus sobre que de multiplier les cycles complets pour quelques assiettes. Si cette option n’existe pas, le programme éco à faible charge reste préférable aux cycles intensifs ou rapides, plus gourmands.

Dans les 2 cas, éviter le programme rapide car plus court, il compense souvent par une température plus élevée, et donc une consommation supérieure.

L’eau chaude, un poste souvent sous-estimé

On pense rarement au chauffe-eau quand on parle de consommation électrique en vacances. Pourtant, c’est un appareil qui maintient le ballon en température en continu, que vous l’utilisiez souvent ou non.

La douche reste bien moins gourmande que le bain, à condition de ne pas la prolonger. On vous en parle dans notre article de blog sur les astuces sous la douche.

En location, si la baignoire est là, la tentation d’en profiter est compréhensible. Un bain occasionnel n’est pas un drame. En revanche, laisser couler l’eau pendant le savonnage, que ce soit sous la douche ou au lavabo, représente un gaspillage direct et évitable : un pommeau standard déverse entre 12 et 20 litres par minute.

Ces ajustements simples, multipliés par le nombre de vacanciers et le nombre de jours, représentent une économie d’eau et d’énergie bien réelle, pour vous et pour le propriétaire qui paie la facture.

Location de vacances

Au-delà de l’énergie : les autres réflexes du vacancier éco-responsable

Les bons réflexes énergie ne s’arrêtent pas au seuil de la location. Une fois dehors, les choix du quotidien continuent de peser, souvent plus qu’on ne le pense.

Se déplacer autrement sur place

Louer une voiture pour chaque trajet, même court, c’est un réflexe de vacancier que beaucoup ont par habitude. Pourtant, la plupart des destinations touristiques se prêtent très bien aux mobilités douces : vélo, marche, transports en commun locaux, voire trottinette selon les zones.

Au-delà de l’empreinte carbone, ces alternatives ont un vrai avantage pratique : pas de problème de stationnement, des itinéraires plus pittoresques, et souvent une meilleure façon de découvrir un territoire.

Faire ses courses autrement

Les vacances sont aussi une bonne occasion de soutenir les producteurs locaux : marchés de plein air, épiceries de village, coopératives régionales. Ces circuits courts réduisent les émissions liées au transport des marchandises, et offrent en prime des produits souvent plus frais et plus savoureux que ceux des grandes surfaces.

Sans tomber dans la règle stricte, l’idée est simple : quand on peut acheter local, autant le faire. C’est bon pour le territoire qu’on visite, et c’est une façon de voyager qui laisse une trace positive.

Éviter le gaspillage alimentaire

En location, on cuisine différemment. On achète parfois trop, on finit moins bien les restes, et les frigos se retrouvent pleins à l’arrivée… et à moitié vides au départ. Le gaspillage alimentaire est un poste souvent négligé en vacances, alors qu’il représente une dépense inutile et un impact environnemental réel.

Planifier un minimum les repas avant de faire les courses, acheter en quantités raisonnables, cuisiner les restes plutôt que de les jeter : rien de révolutionnaire. Juste des habitudes de bon sens qu’on applique chez soi et qu’on peut tout à fait garder ailleurs.

L’esprit du séjour durable

Un séjour éco-responsable n’est pas une liste de contraintes à cocher. C’est une façon d’habiter un lieu temporairement avec considération pour le propriétaire, pour la région, pour les ressources qu’on utilise.

FAQ : énergie et location de vacances

  • En principe, la consommation est incluse dans le loyer. Le contrat d’électricité reste au nom du propriétaire, qui répercute le coût dans son tarif de location. Certains propriétaires prévoient néanmoins un forfait de consommation à ne pas dépasser. En cas de dépassement, un supplément peut être demandé au départ, à condition que cette clause soit clairement écrite dans le contrat de location.

  • Chez vous comme en vacances : 26 °C, selon l’ADEME. c’est la consigne recommandée dès que la chaleur extérieure dépasse les 30 °C. Passer de 26 à 23 °C peut tripler la consommation de la climatisation. Trois degrés d’écart, un impact loin d’être anodin.

  • Oui, et pas qu’un peu. Une semaine de vacances, c’est sept jours de climatisation, de lumières, de douches, de machines à laver. Multiplié par le nombre de locataires qui se succèdent dans un même logement tout l’été, chaque comportement finit par peser lourd. Chaque vacancier qui adopte ces réflexes allège la facture du propriétaire et contribue à réduire l’empreinte énergétique globale du tourisme.

  • Les labels environnementaux restent le repère le plus fiable : Écolabel européen, Clef Verte ou encore Écogîte.

Sources

  1. ADEME – Comment choisir un hébergement écologique ? ↩︎
  2. ADEME – Hébergements touristiques, engagez-vous dans la transition écologique ↩︎

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