Vous avez beau pousser votre thermostat à fond en plein hiver, vous avez quand même froid ? C’est probablement que votre logement perd de la chaleur bien plus vite qu’il ne devrait. On appelle ça les déperditions thermiques : la chaleur produite par votre chauffage s’échappe vers l’extérieur… souvent sans que vous ne le remarquiez. Résultat : moins de confort, plus de consommation énergétique et une facture qui grimpe.
Comprendre où et comment la chaleur s’envole est la première étape pour améliorer votre confort et vos économies cet hiver.
Murs : le principal coupable sous‑estimé des déperditions thermiques
Saviez‑vous que les murs représentent souvent la plus grande part des pertes de chaleur dans les bâtiments anciens ? Dans beaucoup de logements construits avant les standards modernes, ils peuvent atteindre environ 31% des pertes thermiques totales.
Pourquoi ? Parce que sans une bonne isolation, la chaleur se balade à travers les parois, surtout via des phénomènes physiques comme la conduction ou les ponts thermiques. C’est un peu comme si votre logement avait des « microfissures invisibles » dans son manteau isolant.
Quelles solutions pour isoler ses murs efficacement ?
- Isolation par l’extérieur : la solution la plus performante (continuité parfaite, ponts thermiques réduits, inertie conservée) ;
- Isolation par l’intérieur : plus économique, mais diminue légèrement la surface habitable ;
- Matériaux biosourcés : fibres de bois, chanvre, liège… efficaces et écologiques ;
- Retour d’isolant : indispensable pour limiter les ponts thermiques aux jonctions.

Fuites d’air et renouvellement d’air : l’ennemi invisible
Un logement « respire ». Et c’est une bonne chose : une ventilation maîtrisée évacue l’humidité et maintient une bonne qualité d’air. Par contre, les infiltrations d’air parasites (autour des fenêtres, portes, prises, serrures, etc) sont des voleurs de chaleur silencieux. Elles peuvent représenter jusqu’à 27% des déperditions thermiques.
Ce qu’il faut faire :
- Joints d’étanchéité autour des ouvrants ;
- Calfeutrage des points sensibles ;
- Boudins de porte pour bloquer les courants d’air ;
- VMC hygroréglable : une ventilation efficace qui s’adapte à l’humidité.
Fenêtres : petites surfaces, grandes pertes
Les fenêtres, malgré leur taille, sont de véritables « ponts thermiques ». Elles peuvent être responsables d’environ 14% des pertes de chaleur si elles sont mal isolées ou en simple vitrage.
Les améliorations possibles :
- Double vitrage à isolation renforcée (VIR) ou triple vitrage pour limiter le froid qui s’invite ;
- Survitrage si remplacer la fenêtre est trop onéreux ;
- Volets isolants pour ajouter une couche protectrice supplémentaire.
Planchers bas : les pertes que personne ne soupçonne
On pense souvent à isoler les murs et le toit, mais le plancher bas (au contact du sol ou d’un vide sanitaire) est aussi une source importante de déperditions : jusqu’à 10% du total.
Comment y remédier :
- Isolation par le dessous (dans un vide sanitaire) : la solution la plus simple. Matériaux souples ou rigides selon le support ;
- Isolation par le dessus : on ajoute un isolant sous un nouveau revêtement (efficace mais réduit légèrement la hauteur sous plafond) ;
- Choisir des matériaux rigides ou souples selon votre configuration.
Ponts thermiques : ces zones froides qui sabotent vos efforts
Les ponts thermiques sont des zones où l’isolation est interrompue (jonctions murs/planchers, balcons, etc) et où la chaleur s’échappe. Ils peuvent peser environ 9% des pertes de chaleur.
En plus de refroidir vos murs, ils favorisent la condensation et… les moisissures (personne n’en veut à l’intérieur) !
Comment les corriger ?
- Assurer une continuité de l’isolant ;
- Traiter les jonctions avec soin ;
- Ajouter une couche d’isolant complémentaire en rénovation ;
- Éviter les fixations traversantes dans les zones isolées.

Toit : le refuge de la chaleur
L’air chaud monte. Donc si votre toit n’est pas bien isolé, vous pourriez perdre environ 9% de la chaleur produite.
Comment bien isoler selon votre configuration ?
- Combles perdus : le plancher des combles doit être isolé (isolant déroulé ou soufflé) ;
- Combles aménagés : isolation sous les rampants, deux couches croisées + pare‑vapeur ou isolation par insufflation ;
- Isolation par l’extérieur (Sarking) : isolation continue au‑dessus de la charpente pour les toitures complexes ;
- Toitures terrasses : isolation par-dessus l’étanchéité.
Un logement bien isolé = confort + économies + durabilité
Isoler son logement, ce n’est pas seulement réduire sa facture : c’est aussi gagner en confort thermique, prévenir les moisissures, protéger son logement des dégradations, et augmenter sa durée de vie.
En comprenant où la chaleur s’échappe, on peut agir efficacement.
Un peu de calfeutrage ici, un meilleur vitrage là… et vous obtenez un hiver plus agréable, sans faire grimper la consommation.
Chez la bellenergie, on aime les solutions simples : moins de gaspillage, plus de confort.