Journée mondiale de l’énergie 2026 : l’essentiel
• La Journée mondiale de l’énergie a lieu chaque année le 22 octobre, depuis 2012.
• 655 millions de personnes vivent encore sans électricité dans le monde, dont 86% en Afrique subsaharienne.
• En 2025, les renouvelables ont dépassé le charbon dans la production mondiale d’électricité : 33,8% contre 33%.
• Dans l’Union européenne, elles représentaient 49,9% de la consommation brute d’électricité en 2025, selon les données provisoires d’Eurostat.
• En France, l’électricité est décarbonée à 95,2%, dont 27% de renouvelables.
• Les data centers pèsent déjà près de 2% de la consommation française, et leurs besoins pourraient fortement augmenter d’ici 2035.
Chaque année, le 22 octobre, la Journée mondiale de l’énergie invite à s’interroger sur notre rapport à l’énergie. Son objectif : favoriser un accès plus équitable à l’électricité, améliorer l’efficacité énergétique et encourager les solutions durables.
En 2026, ces enjeux restent plus que jamais d’actualité. La transition énergétique progresse, et les énergies renouvelables prennent une place croissante dans la production d’électricité. Pourtant, de fortes inégalités persistent : des centaines de millions de personnes vivent encore sans lumière à la maison. Alors, où en sommes-nous vraiment ? On fait le point en 10 chiffres clés.
Journée mondiale de l’énergie : pourquoi le 22 octobre ?
2012 : naissance de la Journée mondiale de l’énergie
La Journée mondiale de l’énergie (World Energy Day) a été instaurée en 2012, lors du World Energy Forum organisé à Dubaï. Les participants y ont fixé sa date au 22 octobre et adopté une déclaration internationale, soutenue par plusieurs chefs d’État et de gouvernement, en présence de représentants des Nations unies.
Son but : mobiliser la communauté internationale autour des grands défis énergétiques mondiaux. Trois priorités ressortent : étendre l’accès à l’électricité, accélérer le passage aux énergies renouvelables et améliorer l’efficacité énergétique.
Cette démarche rejoint l’objectif de développement durable n° 7 (ODD 7) des Nations unies. Il vise à garantir, d’ici 2030, l’accès de tous à une énergie fiable, durable, moderne et abordable.

L’accès à l’électricité, un défi mondial toujours majeur
655 millions de personnes vivent sans électricité
Allumer une lampe, recharger son téléphone, garder ses aliments au frais : ces gestes sont loin d’être universels. Selon le rapport Tracking SDG7 2026 des Nations unies, 655 millions de personnes n’avaient toujours pas accès à l’électricité en 2024.
La situation s’est nettement améliorée depuis 2010, mais les progrès ralentissent. Le taux d’accès mondial plafonne désormais autour de 92%. Chaque année, des dizaines de millions de foyers sont raccordés, mais la croissance démographique absorbe une grande partie de ces efforts.
Pour atteindre l’accès universel en 2030, le rythme d’électrification devrait tripler, selon les Nations unies. Faute d’accélération, l’objectif ne sera pas tenu. Or, vivre sans électricité freine l’éducation, fragilise les centres de santé et limite le développement économique local.
563 millions de personnes concernées en Afrique subsaharienne
La fracture est d’abord géographique. Selon le rapport 2026 des Nations unies sur l’ODD 7, 86% des personnes privées d’électricité vivent en Afrique subsaharienne, soit environ 563 millions de personnes. Les zones rurales sont les plus touchées : le nombre de ruraux sans électricité y est passé de 376 millions en 2010 à 447 millions en 2024.
Pour sortir de l’impasse, les énergies renouvelables décentralisées s’imposent comme une solution clé. Kits solaires autonomes et mini-réseaux locaux permettent d’alimenter des villages isolés, que les réseaux nationaux ne pourront pas atteindre à court terme.
C’est tout le sens de la Journée mondiale de l’énergie : rappeler qu’aucune transition bas carbone ne sera réussie si elle laisse de côté des centaines de millions de personnes.
Les énergies renouvelables changent d’échelle dans le monde
33,8% : les renouvelables dépassent le charbon
C’est un cap historique pour le mix électrique mondial. Selon la Global Electricity Review 2026 d’Ember, les énergies renouvelables ont produit 33,8% de l’électricité mondiale en 2025, contre 33% pour le charbon. Une première depuis un siècle.
En volume, les renouvelables ont généré 10 730 TWh, contre 10 476 TWh pour le charbon. Mais la route reste longue : avec le gaz (21,8%), les énergies fossiles produisent encore plus de la moitié de l’électricité mondiale.
+30% : le solaire signe une croissance record
Le solaire photovoltaïque accélère comme jamais. En 2025, il a produit 2 778 TWh dans le monde, soit une hausse de 30% en un an (636 TWh de plus). Un record. Sa production a doublé depuis 2022 et a été multipliée par plus de dix en dix ans.
- À lui seul, le solaire a couvert 75% de la hausse de la demande mondiale d’électricité ;
- Il a dépassé l’éolien pour la première fois et talonne désormais le nucléaire ;
- La Chine représente à elle seule plus de la moitié de la croissance solaire mondiale.
Ember prévoit même que le solaire et l’éolien dépassent le nucléaire dès 2026. Les renouvelables ne sont plus une énergie d’appoint : elles deviennent un pilier de l’approvisionnement électrique mondial.

L’Europe à l’aube d’une électricité majoritairement renouvelable
49,9% : les renouvelables frôlent la moitié de l’électricité consommée dans l’UE
Autre cap symbolique. Selon les données provisoires d’Eurostat, les énergies renouvelables ont couvert 49,9% de la consommation brute d’électricité de l’Union européenne en 2025. C’est 2,4 points de plus qu’en 2024.
Le chemin parcouru est impressionnant. En 2004, les renouvelables ne pesaient que 15,9% de l’électricité consommée en Europe. Leur part a donc plus que triplé en un peu plus de vingt ans, portée par l’éolien, le solaire et l’hydraulique.
90,8% : l’Autriche en tête de l’Union européenne
Derrière cette moyenne, les écarts restent forts. L’Autriche arrive en tête avec 90,8% d’électricité renouvelable, juste devant la Suède.
| Pays | Part des renouvelables dans la consommation brute d’électricité en 2025 |
|---|---|
| Autriche | 90,8% |
| Suède | 89,2% |
| Danemark | 77,7% |
| Portugal | 65,6% |
| Grèce | 60,9% |
| Espagne | 60,7% |
| Moyenne UE | 49,9% |
| Luxembourg | 23,3% |
| Tchéquie | 19,2% |
| Malte | 11,2% |
L’Europe avance donc vite vers une électricité plus verte, mais pas au même rythme partout.
Et en France, quelle place pour les énergies renouvelables ?
Et chez nous ? La France se distingue par une production d’électricité presque entièrement décarbonée. Selon le bilan électrique 2025 de RTE, les sources bas carbone ont assuré 95,2% de la production en 2025, un record historique. Grâce au duo nucléaire et renouvelables.
27% : plus d’un quart de l’électricité française est renouvelable
En 2025, les énergies renouvelables ont représenté 27% de la production d’électricité en France métropolitaine. Autrement dit, plus d’un kilowattheure sur quatre provient de l’hydraulique, de l’éolien, du solaire ou d’autres sources renouvelables.
Production renouvelable et offre d’électricité verte : quel lien ?
Sur le réseau, l’électricité produite par les éoliennes, les panneaux solaires ou les barrages circule avec celle des autres centrales. Pour garantir l’origine renouvelable d’une offre, la loi s’appuie sur les Garanties d’Origine (GO). Comme le rappelle le Médiateur national de l’énergie, ces certificats attestent qu’une quantité d’électricité renouvelable équivalente à la consommation des clients a bien été produite et injectée sur le réseau. Chez la bellenergie, toute l’électricité de nos clients est couverte par des Garanties d’Origine françaises, issues de production solaire, éolienne et hydraulique.
62,4 TWh : l’hydraulique reste un pilier du mix français
L’hydroélectricité reste le socle historique des renouvelables en France : barrages de haute chute, centrales au fil de l’eau, lacs de retenue. En 2025, elle a produit 62,4 TWh, selon RTE.
Sa production varie selon la pluie, l’enneigement et le niveau des réserves. Après une année 2024 exceptionnelle, elle a reculé de 12,9 TWh en 2025, pour revenir à un niveau conforme aux moyennes historiques.
Son autre atout : l’hydraulique est une énergie pilotable. Elle peut ajuster sa production pour répondre aux pics de consommation. Un précieux allié pour l’équilibre du réseau.
Data centers et IA : un nouveau défi pour la consommation d’électricité
Derrière nos recherches en ligne, nos services cloud ou nos usages de l’intelligence artificielle se cachent des infrastructures bien réelles : les data centers. Et ils consomment beaucoup d’électricité.
Près de 2% : la part de l’électricité française consommée par les data centers
Selon l’étude de l’ADEME publiée en janvier 2026, la France comptait 352 data centers en activité en 2024. Ils ont consommé environ 8,2 TWh d’électricité. C’est près de 2% de la consommation française, qui a atteint 451 TWh en 2025 selon RTE, après correction des effets météo et calendaires.
Et ce n’est qu’une partie de l’histoire. Une grande partie de nos usages numériques passe par des data centers situés à l’étranger : environ 13,8 TWh supplémentaires. Au total, l’empreinte électrique des data centers utilisés par les Français approche les 24 TWh.
Les besoins pourraient s’envoler avec le cloud et surtout l’IA. Dans son scénario tendanciel, l’ADEME estime que la consommation des data centers implantés en France pourrait être multipliée par 3,7 d’ici 2035, et par 4,4 en incluant ceux situés à l’étranger. Il s’agit d’un scénario, et non d’une prévision certaine.
Comment accompagner le numérique sans faire exploser ses besoins en énergie ? Efficacité des équipements, sobriété numérique et récupération de chaleur font partie des pistes. Car la transition énergétique demande aussi d’électrifier les transports, le chauffage et l’industrie.

Journée mondiale de l’énergie : quels défis pour les prochaines années ?
Changement climatique, inégalités d’accès, nouveaux usages numériques : les chantiers sont nombreux. Ils reposent sur les politiques publiques, les investissements, l’innovation et les choix des entreprises. Mais chacun peut aussi agir à son échelle :
- Consommer moins et mieux, grâce aux écogestes et à la sobriété numérique ;
- Électrifier ses usages quand c’est possible, comme le chauffage ou les déplacements ;
- Choisir une électricité verte, qui soutient la production renouvelable.
C’est précisément ce que la bellenergie souhaite rendre accessible aux particuliers : une électricité verte couverte par des Garanties d’Origine françaises, issues de l’hydraulique, de l’éolien et du solaire. Car au-delà des chiffres, la Journée mondiale de l’énergie rappelle une ambition commune : faire évoluer notre rapport à l’énergie pour construire un avenir plus durable.
FAQ : la Journée mondiale de l’énergie
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La Journée mondiale de l’énergie a lieu chaque année le 22 octobre. Elle a été instaurée en 2012, lors du World Energy Forum organisé à Dubaï.
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Elle vise à sensibiliser aux grands enjeux énergétiques : l’accès de tous à l’électricité, le développement des énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. Elle rejoint l’objectif de développement durable n° 7 des Nations unies.
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Selon le rapport Tracking SDG7 2026 des Nations unies, 655 millions de personnes vivaient sans électricité en 2024. Environ 86% d’entre elles se trouvent en Afrique subsaharienne.
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Selon Ember, les énergies renouvelables ont produit 33,8% de l’électricité mondiale en 2025. Elles ont dépassé le charbon pour la première fois.
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Selon le bilan électrique 2025 de RTE, les renouvelables ont représenté 27% de la production d’électricité française. Avec le nucléaire, la production est décarbonée à 95,2%.
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Selon l’ADEME, les 352 data centers en activité en France ont consommé environ 8,2 TWh en 2024, soit près de 2% de la consommation nationale. Dans le scénario tendanciel, cette consommation pourrait être multipliée par 3,7 d’ici 2035.
Sources