Champs de panneaux solaires au coucher du soleil - la bellenergie
Énergies renouvelables Transition énergétique

Qu’est-ce que l’énergie solaire ?

Publié le 28 juillet 2022 Dernière modification : 22 juin 2026

L’énergie solaire permet de produire à la fois de la chaleur et de l’électricité, grâce à des panneaux solaires ou photovoltaïques. Mais comment fonctionne-t-elle, et quel rôle joue-t-elle dans le mix énergétique français ? Chez la bellenergie, on vous explique tout sur cette source d’avenir et son formidable potentiel.

Qu’appelle-t-on énergie solaire ?

Comme son nom l’indique, l’énergie solaire est issue du rayonnement du soleil. C’est une énergie renouvelable par excellence : la ressource est inépuisable, disponible partout et entièrement gratuite. Son atout écologique est de taille : à l’utilisation elle ne rejette aucun CO₂. Une énergie bas-carbone, donc, qui ne produit ni bruit ni pollution lorsqu’elle génère de l’électricité.

Autre avantage, et non des moindres : sa souplesse d’installation. On peut capter le soleil quasiment partout, sur les toitures, les serres, les ombrières de parking ou encore les centrales au sol.

Comment exploite-t-on l’énergie solaire ?

Il convient d’expliquer que l’exploitation de l’énergie solaire peut se faire selon 3 procédés distincts :

Le photovoltaïque qui transforme directement le rayonnement solaire en électricité. Les panneaux photovoltaïques convertissent la lumière du soleil (photons) en courant électrique dit continu. Transformé ensuite en courant alternatif à l’aide d’un onduleur, celui-ci peut alors être injecté sur le réseau de distribution d’électricité. Ceux-ci peuvent être installés au sol ou sur des toitures.

Le thermique qui transforme directement le rayonnement en chaleur. Les centrales solaires thermiques servent à produite de la chaleur pour le chauffage de l’eau et/ou des locaux. Ce procédé utilise des panneaux solaires qui captent la chaleur des rayons du soleil. Les fluides caloporteurs (fluide transmetteur d’énergie) présents dans les panneaux montent en température et permettent alors de transporter la chaleur

Le thermodynamique qui transforme le rayonnement en chaleur puis en électricité. Ces centrales utilisent des miroirs qui captent les rayons du soleil pour chauffeur de l’eau et production de la vapeur. L’action de la vapeur est turbinée pour être ensuite transformée en électricité. Ce procédé n’est pas encore développé en France, mais essentiellement aux États-Unis et en Espagne.

Le cas particulier des panneaux hybrides. Une dernière technologie mérite le détour : les panneaux hybrides à air, aussi appelés aérovoltaïques. Leur astuce ? Réunir le photovoltaïque et le thermique sur un seul et même module. D’un côté, ils génèrent de l’électricité. De l’autre, ils récupèrent la chaleur produite, ensuite réutilisée pour réchauffer l’eau ou l’air du logement. Deux usages, un seul équipement : de quoi exploiter chaque rayon au maximum.

Quel est le potentiel de l’énergie solaire ?

C’est sans doute la filière la plus dynamique du moment. Et pour cause : le solaire coche toutes les cases. Sa production n’émet pas de CO₂, ses installations sont silencieuses, et son coût a fortement baissé, ce qui en fait aujourd’hui l’une des sources d’électricité les plus compétitives.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Selon France renouvelables, le parc photovoltaïque français a dépassé 30 GW de puissance cumulée installée début 2026, et sa production a atteint un record de 32,9 TWh en 2025, soit un tiers de plus qu’en 2024. La dynamique est telle qu’en 2025, le solaire est devenu la première filière renouvelable en puissance installée, devant l’hydraulique. Côté géographie, la Nouvelle-Aquitaine mène la danse, suivie de l’Occitanie et de l’Auvergne-Rhône-Alpes.

Et la France ne compte pas s’arrêter là. À travers la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE3), publiée en février 2026, le pays vise 48 GW de solaire installés en 2030, puis 55 à 80 GW en 2035. Un cap ambitieux, à la hauteur de notre ensoleillement.

Cette accélération doit beaucoup au cadre réglementaire. La loi Climat & Résilience de 2021 a posé les premières obligations de solarisation des bâtiments et parkings. La loi d’accélération des énergies renouvelables (dite loi APER), adoptée en 2023, a depuis levé de nombreux freins. Une nouvelle voie séduit par ailleurs de plus en plus : l’agrivoltaïsme, qui marie production solaire et activité agricole sur une même parcelle.

Quelle est la durée de vie d’un panneau solaire ?

Choisir le solaire, c’est investir sur le long terme. Si les fabricants garantissent généralement les performances de leurs panneaux pendant 25 à 30 ans, leur durée de fonctionnement réelle est souvent bien supérieure. Un panneau photovoltaïque peut continuer à produire de l’électricité pendant 40 ans, voire davantage, avec une baisse progressive de son rendement au fil des années. L’onduleur, composant plus sollicité de l’installation, doit en revanche être remplacé une ou deux fois au cours de cette période.

Et lorsqu’un panneau arrive en fin de vie ? Aujourd’hui, jusqu’à 95% de ses composants peuvent être valorisés et réintroduits dans de nouveaux cycles de production. Le verre, l’aluminium, le silicium ou encore certaines matières plastiques sont récupérés grâce à différents procédés industriels puis réutilisés dans la fabrication de nouveaux produits, y compris de nouveaux panneaux photovoltaïques. En France, cette collecte et ce traitement sont assurés gratuitement par Soren, l’éco-organisme agréé par les pouvoirs publics. Une manière de prolonger la valeur des matériaux bien après la fin de production du panneau.

Plus de réponses sur l’énergie solaire

  • Oui, à condition de juger sur l’ensemble du cycle de vie. En effet, fabriquer un panneau a un coût environnemental. L’extraction des matériaux et la production, souvent réalisée en Asie, demandent de l’énergie. Mais cette dette de départ se rembourse vite. En moins de trois ans, le panneau a généré l’équivalent de l’énergie nécessaire à sa fabrication. Or il fonctionne ensuite 25 à 30 ans. Tout ce temps, il produit une électricité largement bénéficiaire, puisque produire 1 kWh d’électricité solaire émet 10 à 20 fois moins de CO₂ qu’un même kWh issu du mix  fossile au niveau mondial.

  • Le solaire a produit 32,9TWh en 2025 soit 6% de la production totale d’électricité en France.

  • Le photovoltaïque produit de l’électricité à partir de la lumière, tandis que le solaire thermique produit de la chaleur (eau chaude, chauffage) à partir de la chaleur des rayons.

Sources :

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