Quels facteurs permettent de fixer le prix de l'électricité ?
Marché de l'énergie

Quels facteurs permettent de fixer le prix de l’électricité ?

Publié le 21 novembre 2024 Dernière modification : 12 mai 2026

Coûts de production, coûts d’acheminement, cours européen du MWh, montant des différentes taxes et contributions, etc. : de multiples facteurs influent sur le prix final de l’électricité que vous payez en tant que consommateur. Car l’électricité possède une particularité : elle doit être produite quasiment au moment où elle est consommée. Comme elle se stocke encore difficilement à grande échelle, l’équilibre entre l’offre et la demande doit être assuré en permanence sur le réseau électrique européen. Ainsi les prix évoluent continuellement en fonction de nombreux paramètres.

On vous explique simplement comment se forme le prix de l’électricité en France. C’est parti, on démêle tout ça ensemble !

Les coûts de production de l’électricité

Le prix de l’électricité est déterminé en partie par les coûts de production, des coûts qui représentent en moyenne un tiers du prix final payé par le consommateur. Ces derniers diffèrent notamment selon le mode de production : nucléaire, fossile ou renouvelable. Mais nous allons voir que l’impact de ces coûts de production sur le prix final du kWh n’est pas si prépondérant.

Les différentes sources de production d’électricité en France

D’après le dernier bilan publié par RTE, la France métropolitaine a produit 547,5 TWh d’électricité en 2025, soit une légère hausse de 1,5% par rapport à 2024. Détail intéressant : 95,2% de cette production est décarbonée (nucléaire et renouvelables). Pour la première fois, la production bas carbone française atteint 521,1 TWh, et l’intensité carbone de notre électricité en France s’établit à 19,6 gCO₂eq/kWh, l’une des plus basses au monde.

Voici la répartition par filière :

Source de productionNiveau (TWh)Part du mix 2025
Nucléaire373,068,1%
Hydraulique62,411,4%
Éolien49,69,1%
Solaire32,96,0%
Gaz16,43,0%
Thermique renouvelable et déchets~10,92,0%
Fioul, charbon, autres fossiles~2,4< 0,5%

Côté tendance, le nucléaire poursuit son redressement (+11,3 TWh par rapport à 2024) grâce à une meilleure disponibilité du parc, et le solaire continue son ascension fulgurante : +5,9 GW de nouvelles capacités installées rien que sur l’année 2025, ce qui en fait désormais la première filière renouvelable en puissance raccordée, devant l’hydroélectricité. La production fossile, elle, atteint son plus bas niveau depuis 75 ans.

Combien coûte la production d’électricité en France ?

Les coûts bruts de production de l’électricité sont très variables d’un mode de production à l’autre et même d’un site de production à l’autre. Ils peuvent également évoluer en cours d’année, en fonction des conditions météorologiques ou du cours des matières premières.

  • Pour le nucléaire, un rapport de la CRE les estime en moyenne à 60,70€/MWh pour la période 2026-2030. Mais cette moyenne cache en réalité d’importantes disparités d’une centrale à l’autre selon l’ancienneté des réacteurs ou les technologies employées ;
  • Pour les centrales thermiques, les coûts dépendent pour beaucoup du prix du « carburant » utilisé pour les faire tourner. Ils peuvent ainsi passer en quelques semaines de 50 à plus de 100€/MWh, voire davantage tant les cours des énergies fossiles sont volatiles ;
  • Pour le renouvelable, les coûts de production sont très difficiles à établir. On estime toutefois qu’ils sont en France en moyenne un peu plus élevés que pour les autres sources de production, bien qu’ils diminuent chaque année. Dans une étude récente, l’ADEME estime qu’ils devraient être compris entre 24 et 54€/MWh à horizon 2050 (hors éolien en mer).

La grande majorité de l’électricité produite en France étant d’origine nucléaire ou renouvelable, dont les coûts sont prévisibles et constants dans le temps, le prix de l’électricité devrait être assez stable dans notre pays et plus bas qu’ailleurs. Et pourtant, ce n’est pas aussi simple que ça.

Comment fonctionne le marché de l’électricité ?

On parle souvent « du » marché de l’électricité comme s’il s’agissait d’une place unique où les fournisseurs viendraient s’approvisionner. La réalité est nettement plus subtile : il existe en France, et plus largement en Europe, deux marchés bien distincts qui ne fonctionnent pas selon les mêmes règles et ne jouent pas le même rôle. L’un anticipe, l’autre ajuste. L’un sécurise, l’autre réagit. Et c’est cette mécanique à deux étages qui détermine, in fine, le prix que vous retrouvez chaque mois sur votre facture.

Producteurs, fournisseurs, traders : qui échange quoi ?

Avant d’entrer dans le fonctionnement des marchés, un petit détour par les acteurs en présence. Sur le marché de gros, on trouve principalement trois grandes familles :

  • Les producteurs, qui exploitent les centrales (nucléaire, hydraulique, éolien, solaire, gaz, etc.) et vendent l’électricité qu’ils génèrent ;
  • Les fournisseurs, qui achètent cette électricité en gros pour la revendre ensuite à leurs clients finaux : particuliers, professionnels, collectivités ;
  • Les traders, intermédiaires financiers sont également présents pour acheter et vendre sur le marché.

Ces échanges peuvent passer par des bourses spécialisées comme EEX ou EPEX SPOT, ou bien directement entre deux parties en gré à gré. Et pour orchestrer le tout, il y a un acteur en coulisses dont on ne parle jamais assez : le responsable d’équilibre.

Au cœur du système : les responsables d’équilibre

Souvenez-vous : l’électricité ne se stocke pas. À chaque instant, la production doit égaler la consommation sur tout le territoire, faute de quoi la fréquence du réseau, maintenue à 50 Hz dans toute l’Europe continentale, se dérègle et menace la stabilité du système.

Pour faire respecter cet équilibre, RTE s’appuie sur des acteurs très particuliers : les responsables d’équilibre (RE). Un responsable d’équilibre, c’est un opérateur agréé par RTE qui s’engage contractuellement à équilibrer un « périmètre » regroupant un ensemble de points d’injection (producteurs) et de soutirage (clients). L’idée est simple : à tout moment, le RE doit prévoir au mieux ce que son périmètre va produire et consommer, et acheter ou vendre sur les marchés pour combler la différence.

En France, tout site raccordé au réseau électrique, qu’il injecte ou qu’il soutire, doit obligatoirement être rattaché à un responsable d’équilibre. Pour un particulier, ce rattachement est invisible : il est assuré automatiquement par votre fournisseur d’électricité, qui est lui-même RE ou délègue cette mission à un autre acteur agréé.

Le marché à terme (EEX)

Premier étage du marché de gros : le marché à terme. C’est ici que les fournisseurs viennent sécuriser leur approvisionnement plusieurs semaines, plusieurs mois ou même plusieurs années à l’avance.

Concrètement, on y échange des « blocs » d’électricité standardisés à livrer sur une période future :

  • les produits calendaires (Calendar, ou « CAL ») par exemple un CAL 2027 correspond à une livraison sur toute l’année civile 2027 ;
  • les produits trimestriels (Quarter) un Q3 2026 couvre juillet, août et septembre 2026 ;
  • les produits mensuels (Month) un M8 2026 correspond à août 2026 ;
  • et même des produits hebdomadaires, week-end ou journaliers à mesure qu’on se rapproche de la livraison.

Tout ce petit monde transite par une chambre de compensation, sorte de tour de contrôle qui se place entre acheteurs et vendeurs. L’avantage est de taille : si l’un des deux fait défaut, l’autre est tout de même livré (ou payé).

Comme les transactions portent sur des livraisons futures, le marché à terme réagit aux anticipations et non aux aléas du jour. Résultat, les prix bougent plus lentement, plus calmement.

Le marché spot (EPEX SPOT) : l’ajustement de dernière minute

À côté du marché à terme, il existe un autre lieu d’échange, beaucoup plus nerveux : le marché spot, géré en France par EPEX SPOT. Son rôle ? Permettre aux acteurs d’ajuster finement leur approvisionnement la veille pour le lendemain.

Chaque jour, le marché fonctionne comme une grande horloge. Avant 12h00 (heure de Paris), producteurs et acheteurs déposent leurs offres pour chaque pas de temps du lendemain. À midi pile, le carnet d’ordres se ferme et un algorithme calcule un prix d’équilibre, publié peu après. C’est ce qu’on appelle le marché day-ahead (« la veille pour le lendemain »).

Détail important : cette enchère ne se joue pas qu’à l’échelle française. Les enchères des principaux pays européens sont calculées en même temps par un algorithme commun, couvrant environ 95% de la consommation européenne d’électricité. C’est ce qui permet à l’électricité allemande, belge ou néerlandaise de circuler vers la France quand elle y est moins chère et inversement.

Pour ceux qui ont besoin de s’ajuster encore après la clôture de midi, un second marché, l’intraday, reste ouvert en continu, jusqu’à 5 minutes avant la livraison physique de l’électricité.

Depuis le 30 septembre 2025, EPEX SPOT a basculé l’ensemble du day-ahead européen sur une granularité de 15 minutes, contre 1 heure jusque-là. Concrètement, le prix de l’électricité n’est plus le même sur toute une heure : il peut désormais varier tous les quarts d’heure.

Reste un point crucial : comment ce prix d’équilibre est-il calculé ? C’est là qu’intervient un mécanisme au nom un peu mystérieux : le merit order.

Le merit order : la mécanique qui fixe vraiment le prix

Le merit order est sans doute LE concept clé pour comprendre votre facture d’électricité. Il fonctionne en trois temps.

Étape 1 : on empile les offres de production par ordre croissant de coût. À chaque pas de 15 minutes, EPEX SPOT classe les centrales disponibles en partant des moins chères vers les plus chères :

  • en bas de la pile, les énergies renouvelables (éolien, solaire, et l’hydraulique au fil de l’eau), dont le coût marginal est quasi nul puisque le vent et le soleil sont gratuits ;
  • puis le nucléaire et l’hydraulique de barrage ;
  • et tout en haut, les centrales thermiques fossiles (gaz, charbon, fioul), beaucoup plus chères car elles brûlent un combustible acheté à l’international, auquel s’ajoute le coût du CO₂ émis.

Étape 2 : on appelle les centrales une par une, jusqu’à couvrir la demande. Si la consommation est faible, seules les sources les moins chères tournent. Si elle grimpe, on remonte progressivement la pile jusqu’à équilibrer l’offre et la demande.

Étape 3 : c’est ici que ça devient surprenant : tout le monde est payé au prix de la dernière centrale appelée. Ce prix d’équilibre s’appelle le MCP (Marginal Clearing Price). Que vous soyez producteur d’éolien à coût nul ou exploitant d’une centrale à gaz au coût élevé, vous touchez exactement le même tarif sur ce pas de 15 minutes. À l’inverse, tous les acheteurs paient ce même prix unique.

Pourquoi un système ? Pour une bonne raison économique : un exploitant de centrale à gaz ne pourrait jamais accepter de vendre son électricité au prix très bas du solaire ou de l’éolien, car il y perdrait à chaque kWh produit. Le merit order garantit donc à toutes les centrales appelées de couvrir leurs coûts. Au passage, il favorise structurellement les énergies les moins chères et bas carbone, qui sont systématiquement appelées en priorité. Un signal fort pour la transition énergétique.

En théorie seulement. Parce que dans la pratique, ce mécanisme a un revers redoutable.

Pourquoi le prix du gaz fait grimper toute l’électricité

Voici venu le revers du merit order, ce que les économistes appellent l’effet de contamination du gaz sur l’électricité. Reprenons notre pile de centrales, et regardons concrètement ce qui se passe selon les moments de l’année.

  • Quand la demande est modérée (printemps doux, milieu de nuit, week-end ensoleillé), renouvelables et nucléaire suffisent largement à couvrir la consommation. La dernière centrale appelée est nucléaire ou hydraulique, et le MCP s’établit dans une fourchette raisonnable. Lorsque la conjugaison est particulièrement favorable, faible consommation + forte production éolienne ou solaire, le prix peut même tomber à zéro, voire passer en négatif.
  • En pointe : Vague de froid en plein hiver, fin de journée sans vent : la consommation explose, et il faut faire tourner les centrales à gaz pour boucler le bilan. Sauf que leur coût marginal est très élevé, parce qu’il combine deux choses :
    • le prix du gaz, acheté à l’international (et donc dépendant des tensions géopolitiques) ;
    • le coût du CO₂ émis, via le marché carbone européen (EU-ETS).

Ce coût élevé devient le prix marginal appliqué à TOUTE l’électricité vendue sur ce pas de 15 minutes. C’est exactement ce qui s’est produit en 2022 : la guerre en Ukraine a fait exploser le cours du gaz européen, le prix spot moyen de l’électricité en France a grimpé à 275,9€/MWh sur l’année.

Pourquoi choisir la bellenergie pour votre contrat d’électricité ?

la bellenergie est un fournisseur d’électricité. À ce titre, nous disposons de nos propres moyens d’approvisionnement en électricité auprès de producteurs français. Nous pouvons ainsi proposer à nos clients des offres d’électricité verte parmi les moins chères du marché tout en participant à la transition énergétique en soutenant des structures sur le territoire national.

L’influence européenne sur le prix de l’électricité

Vos électrons ne s’arrêtent pas aux frontières. Le marché de l’électricité se joue à l’échelle européenne, et c’est ce qui explique en grande partie pourquoi votre facture peut bouger sans que rien ne change dans votre logement.

Un marché européen interconnecté

Les pays européens sont reliés entre eux par des interconnexions, ces grandes lignes à très haute tension qui permettent à l’électricité de circuler d’un pays à l’autre selon les besoins. L’algorithme des bourses européennes orchestre tout ça automatiquement : si l’électricité est moins chère en Allemagne qu’en France à un instant donné, elle traverse la frontière jusqu’à ce que les capacités d’interconnexion soient saturées ou que les prix s’égalisent.

Ce mécanisme, baptisé market coupling, couvre aujourd’hui environ 95% de la consommation européenne d’électricité. Concrètement, les prix spot français, allemand, belge ou néerlandais sont souvent identiques sur de nombreuses heures de l’année.

Pour notre pays, cette intégration européenne est plutôt une excellente chose. Grâce à un mix électrique très bas carbone (95 % en 2025) et à des coûts maîtrisés, la France est en effet le premier exportateur net d’électricité d’Europe.

Le revers de la médaille : l’effet domino du gaz

Cette belle interconnexion a tout de même un revers. Quand un pays voisin connaît une tension sur ses approvisionnements, parc nucléaire indisponible, vague de froid, gaz russe coupé, l’onde de choc se diffuse rapidement à toute la zone interconnectée.

Et comme le merit order fait régulièrement appel aux centrales à gaz pour boucler le bilan en période de pointe, le cours du gaz à l’international devient parfois le prix de référence pour l’ensemble du marché européen, y compris pour l’électricité française produite essentiellement à partir de nucléaire et de renouvelables. C’est ce qu’on a vu en 2022, avec les conséquences que l’on connaît.

Quelle réforme du marché de l’électricité ?

Pour atténuer les effets d’une telle indexation du prix de l’électricité sur celui du gaz, l’UE a adopté le 21 mai 2024 une réforme du marché de l’électricité. Pour faire simple, les gros acheteurs d’électricité sont désormais encouragés à conclure des contrats à long terme à des prix fixés à l’avance. Cela leur permet, a priori, d’échapper aux variations intempestives des cours.

Pour assurer l’équilibre du système et la pérennité de ce type de contrats, les États s’engagent désormais à indemniser les producteurs d’électricité si les prix fixés à l’avance sont inférieurs aux coûts de production réels au moment de la vente effective de l’électricité. Inversement, les producteurs doivent reverser aux finances publiques les éventuels surplus de profits réalisés.

Si cette réforme du marché de l’électricité ne supprime pas l’indexation du prix de l’électricité sur celui du gaz, elle doit en principe permettre d’en limiter les effets les plus délétères. En tout état de cause, le montant de votre facture d’électricité se décide en partie au niveau européen.

Les coûts de transport et de distribution de l’électricité

Une fois produite, l’électricité doit être acheminée jusqu’aux abonnés. Ce transport est financé par le TURPE, pour Tarif d’Utilisation du Réseau Public d’Électricité, une contribution payée par l’ensemble des consommateurs et qui correspond à une part importante du prix de l’électricité sur leur facture.

Qui s’occupe de l’acheminement de l’électricité ?

Pour arriver jusqu’à chez vous, l’électricité emprunte deux réseaux successifs : le réseau de transport puis le réseau de distribution.

Le premier est géré par RTE, le second par Enedis ou par une Entreprise locale de distribution. Ces acteurs agissent dans le cadre d’une mission de service public. Ils n’ont pas vocation à faire de profit mais ont besoin d’être financés pour assurer leur fonctionnement ainsi que l’entretien des infrastructures. Les coûts engendrés sont intégrés au prix de l’électricité et assumés par le consommateur final.

Concrètement, votre fournisseur rétrocède à ces entreprises une partie du montant de vos factures d’électricité, le fameux TURPE, pour leur permettre de mener à bien leur mission.

Quel est l’impact du TURPE sur le prix de l’électricité ?

Le montant du TURPE est fixé par la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE) et réévalué tous les 4 ans. Identique sur l’ensemble du territoire, il est composé d’une part variable liée à votre consommation et d’une part fixe prélevée sur le montant de votre abonnement à l’électricité. Il se compose :

  • d’une part variable, liée à la consommation (kWh), qui varie selon les jours, les heures et les saisons ;
  • d’une part fixe, liée à la puissance souscrite dans votre contrat (abonnement).

En moyenne, le TURPE représente environ 30% du montant total TTC d’une facture d’électricité. Il est donc un levier important dans l’évolution du prix final payé par les consommateurs.

Le coût des différentes taxes et contributions sur l’électricité

L’électricité est taxée par les pouvoirs publics au même titre que n’importe quel bien de consommation. Nous allons voir comment les différentes taxes et contributions appliquées au prix de l’électricité impactent de manière assez significative le montant de votre facture.

Détail des taxes et contributions sur l’électricité

Trois taxes et contributions sont appliquées sur le montant de votre abonnement ou sur votre consommation, à savoir :

  • la Contribution tarifaire d’acheminement ou CTA : appliquée sur la part fixe du TURPE à hauteur de 15%, elle contribue au financement du système de retraite des personnels des industries électriques et gazières ;
  • l’Accise sur l’électricité (ex TICFE/CSPE) : son montant est intégralement reversée au budget de l’État ;
  • la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) : depuis le 1er août 2025, le taux de TVA appliqué à l’abonnement d’électricité est uniformisé à 20%, au même titre que la TVA appliquée à la consommation.

Tarifs réglementés ou offre de marché : qu’est-ce que ça change ?

En France, on distingue les offres d’électricité aux tarifs réglementés et les offres de marché. Les prix de l’électricité pour ces deux types d’offres ne sont pas fixés de la même manière, ce qui peut entraîner des écarts significatifs sur la facture d’électricité. Les taxes et contributions ainsi que les coûts d’acheminement sont en revanche toujours les mêmes.

Comment est fixé le prix de l’électricité des offres aux tarifs réglementés ?

Les tarifs réglementés sont un héritage de l’ancien monopole d’EDF sur la production et la fourniture d’électricité. Ils sont fixés et réévalués une à deux fois par an par les pouvoirs publics sur proposition de la Commission de Régulation de l’Énergie, la CRE pour les intimes. Pour faire simple, ils sont calculés de sorte à ce que le fournisseur historique puisse rentrer dans ses frais, mais tiennent aussi compte des prix de gros du marché. Seul le fournisseur historique est tenu de les appliquer.

Comment est fixé le prix de l’électricité des offres de marché ?

Pour les offres de marché, ce sont les fournisseurs qui définissent le prix auquel ils revendent l’électricité à leur client. Pour le calculer, ils se basent sur le prix de gros auquel ils ont eux-mêmes acheté l’électricité sur les marchés en y ajoutant leur marge commerciale. Ces fournisseurs, dit alternatifs, bénéficient ainsi d’une plus grande liberté qu’EDF pour proposer des tarifs attractifs. Ils sont aussi davantage soumis aux aléas du cours du MWh.

Prix de l’électricité : ce qu’il faut retenir !

Le prix de l’électricité est un sujet passionnant, bien qu’un peu complexe il faut bien l’avouer. Retrouvez ci-dessous les principaux points à retenir pour comprendre comment il est fixé :

  • le prix de l’électricité couvre les coûts de production ;
  • il dépend pour beaucoup du cours européen du MWh ;
  • il est en partie indexé sur le prix du gaz ;
  • il permet aussi de financer l’acheminement de l’électricité ;
  • il comprend des taxes et des contributions ;
  • il diffère entre les offres aux tarifs réglementés et les offres de marché ;
  • il intègre la marge commerciale du fournisseur.

Pour obtenir davantage d’informations sur ce sujet, n’hésitez pas à consulter notre FAQ pour faire la lumière sur tout ce qui vous semble encore (un peu) obscur ! Bonne lecture 😊