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Prix de l’électricité : pourquoi évolue-t-il ?

Publié le 19 janvier 2024 Dernière modification : 3 août 2026

Pendant près de vingt ans, le prix de l’électricité n’a fait qu’une chose : grimper. Puis, en 2025, la tendance s’est retournée. Le Tarif réglementé de vente de l’électricité (TRVE) a même connu une baisse historique au 1er février 2025, suivie de deux reculs plus modestes. L’accalmie a duré dix-huit mois. Au 1er août 2026, le tarif est reparti à la hausse : +2,51% TTC pour les clients résidentiels.

Faut-il y voir le retour de la crise ? Non. Et c’est justement ce qui rend cette hausse intéressante : elle ne vient pas du marché de gros, resté sage, mais du réseau électrique et d’un nouveau dispositif de sécurité d’approvisionnement. Preuve que le prix de l’électricité ne se résume jamais à un seul facteur. Explications.

Prix de l’électricité : une longue hausse… avant l’accalmie

Avant toute chose, quand on parle du prix ou du tarif de l’électricité, il faut bien faire la distinction entre : 

  • le prix de l’électricité sur le marché de gros, qui monte et descend au gré de l’offre et de la demande ;
  • les tarifs du kWh et de l’abonnement qui sont appliqués par votre fournisseur et impactent directement le montant de votre facture.  

Les deux sont liés mais leur évolution n’est pas toujours corrélée.

Entre eux, un pivot : le Tarif Réglementé de Vente (TRV), le fameux « tarif Bleu » proposé uniquement par EDF. Et ce tarif-là, ce n’est pas le fournisseur qui le fixe : la CRE le propose, le gouvernement le valide. Une fois publié, il sert de référence à tout le secteur et permet de comparer l’attractivité des offres de marché d’un coup d’œil.

Reste une question simple : votre facture suit-elle ces variations ? Tout dépend de votre offre. Au tarif réglementé ou sur une offre à prix indexés, vous encaissez les hausses comme les baisses. Sur une offre à prix fixes, votre prix du kWh HT reste bloqué pendant toute la durée du contrat, quoi qu’il arrive sur le marché.

Ces variations racontent une histoire en trois temps. Depuis l’ouverture du marché à la concurrence en 2007, le tarif réglementé a connu une longue ascension : le prix du kWh en formule Base a plus que doublé pour culminer en février 2024, à 0,2516€/kWh TTC. Puis le vent a tourné, avec trois baisses successives entre février 2025 et février 2026, jusqu’à 0,1940€/kWh.

Troisième temps, plus inattendu : au 1er août 2026, le tarif remonte à 0,2001€/kWh, soit près de 90% de plus qu’en 2007 (0,1061€/kWh). Rien à voir avec le pic de la crise, mais l’essentiel de la détente de 2025 s’est évaporé. Le tableau ci-dessous retrace ces mouvements sur dix ans :

Prix de l’abonnement (en € TTC/an)Prix du kWh (en € TTC) 
1er août 201586,490,1437
1er août 201688,390,1503
1er août 201799,920,1466
1er février 2018107,080,1467
1er août 2018110,550,1450
1er juin 2019110,550,1531
1er août 2019119,720,1524
1er février 2020121,680,1546
1er août 2020128,520,1557
1er février 2021127,790,1582
1er août 2021137,660,1558
1er février 2022136,140,1740
1er août 2022136,850,1740
1er février 2023143,710,2062
1er août 2023149,960,2276
1er février 2024151,860,2516
1er août 2024
1er février 2025165,170,2016
1er août 2025185,580,1952
1er février 2026187,80,1940
1er août 2026190,320,2001
Sources : data.gouv.fr et Comparateur du Médiateur de l’énergie

Par exemple, pour une consommation de 3 500 kWh/an en formule Base avec 6 kVA au compteur, la facture d’électricité a augmenté de 47,3% TTC toutes taxes incluses entre 2015 et 2025. En seulement dix ans, son montant est ainsi passé de 590 à 869€ TTC par an. 

La France, une exception européenne ?

Pendant la crise de 2021-2022, les prix ont flambé dans toute l’Europe. Pour amortir le choc, l’État a déployé un bouclier tarifaire qui a longtemps protégé les factures françaises… jusqu’à son extinction, en février 2025.
Pour autant, la France garde une longueur d’avance, et elle la doit à son mix électrique. En 2025, l’électricité bas carbone a représenté 95,2% de la production métropolitaine, un maximum historique. Ce mix repose sur deux piliers : le nucléaire, qui fournit plus des deux tiers de la production, et les énergies renouvelables, hydraulique, solaire et éolien en tête, dont la part grimpe d’année en année.

De quoi dépend le prix de votre électricité ?

L’électricité n’est pas un produit comme un autre. Depuis sa production jusqu’à son acheminement jusqu’à votre compteur, elle mobilise une infrastructure gigantesque qui coûte de plus en plus cher à entretenir et à développer. En cause principalement : la modernisation du réseau, la construction de nouvelles centrales, le développement du renouvelable, etc. 

Voilà pour l’image de fond. Plus concrètement, le prix que vous payez évolue, parfois à la hausse, parfois à la baisse, au gré de quatre grands postes :

  • Les taxes. D’après l’Observatoire des marchés de détail de la CRE, les taxes et contributions pèsent environ un tiers de la facture ;
  • L’acheminement (TURPE). C’est la part qui finance le transport et la distribution de l’électricité, soit environ un tiers de votre facture. Le TURPE 7, entré en vigueur le 1er août 2025, restera applicable jusqu’au 31 juillet 2028, avec des évolutions annuelles proches de l’inflation. Première illustration au 1er août 2026 : la hausse du TURPE pèse pour +1,14% TTC sur le tarif réglementé ;
  • Le mécanisme de capacité. Le poste le plus récent, et le plus déterminant en 2026. Son rôle : rémunérer les producteurs, les acteurs du stockage et ceux de l’effacement pour qu’ils garantissent leur disponibilité lors des pointes de consommation hivernales. Une forme d’assurance collective contre le risque de coupure. Ce dispositif a été entièrement refondu, et la première enchère du nouveau mécanisme s’est tenue le 6 juillet 2026 pour l’hiver 2026-2027 ;
  • Les coûts de production. EDF, principal producteur français, entretient un parc nucléaire vieillissant et finance un programme d’investissement colossal : nouveaux réacteurs, prolongement des centrales, modernisation du réseau. De quoi peser durablement sur les coûts. Après une lourde perte en 2022, l’entreprise a renoué avec les bénéfices et réduit sa dette à 51,5 milliards d’euros fin 2025. Mais cette dette reste lourde, et la facture des futurs réacteurs, elle, reste à payer ;
  • Les cours du marché. Le système électrique européen est interconnecté : le prix français reste donc lié au marché de gros européen. Pendant la crise de 2021-2022, ce marché s’est envolé, tiré par la flambée du gaz. Depuis, les prix de marché ont nettement reflué, une accalmie qui explique en partie les baisses récentes du tarif réglementé.Envie de voir comment ces postes se répartissent précisément sur votre facture ? On a tout décortiqué dans notre article sur la composition du tarif de l’électricité.

Envie de voir comment ces postes se répartissent précisément sur votre facture ? On a tout décortiqué dans notre article sur la composition du tarif de l’électricité.

Pourquoi le prix du gaz influence les cours de l’électricité ?

Sur le marché de gros, le prix ne se calcule pas sur le coût moyen de toutes les centrales, mais sur celui de la dernière centrale appelée pour répondre à la demande. Or, quand la consommation grimpe, ce sont souvent les centrales à gaz qui prennent le relais. Résultat : le prix de l’électricité se met à suivre celui du gaz, même quand l’essentiel de notre courant vient du nucléaire ou du renouvelable.

Comment garder la main sur le prix de votre électricité ?

Vous l’avez vu : après trois baisses successives, le tarif réglementé est reparti à la hausse au 1er août 2026. Bref, le prix de l’électricité continuera de bouger, dans un sens comme dans l’autre. Alors, comment éviter les montagnes russes sur votre facture ? En misant sur la prévisibilité. Chez la bellenergie, nous proposons trois offres à prix fixes garantis de la part de l’électricité, sur 1, 2 ou 3 ans :

  • l’Offre Prudence avec un prix du kWh hors taxes et acheminement inférieur au TRV, bloqué pendant 1 an ; 
  • l’Offre Constance avec un prix du kWh hors taxes et acheminement inférieur au TRV, bloqué pendant 2 ans ;
  • l’Offre Garance avec un prix du kWh hors taxes et acheminement inférieur au TRV, bloqué pendant 3 ans.

Avec ces offres, le prix HT de votre kWh et de votre abonnement ne bouge pas pendant toute la durée du contrat. Les évolutions de taxes et d’acheminement, elles, continuent de s’appliquer à tous les fournisseurs, nous compris. Ce que vous gagnez, c’est la visibilité sur la part que nous maîtrisons, et la certitude de ne pas subir un mouvement tarifaire tous les six mois.

Le petit détail qui fait toute la différence ?  

Ces 3 offres d’électricité sont 100% renouvelables et 100% françaises ! 

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