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Prix de l’électricité : pourquoi évolue-t-il ?

Publié le 19 janvier 2024 Dernière modification : 4 juin 2026

Pendant près de vingt ans, le prix de l’électricité n’a fait qu’une chose : grimper. Puis, en 2025, la tendance s’est enfin retournée. Le Tarif réglementé de vente de l’électricité (TRVE) a même connu une baisse historique au 1er février 2025, avant de se stabiliser. Bonne nouvelle, donc ? En partie. Car le mécanisme qui détermine le prix de l’électricité reste complexe, et son évolution ne se résume jamais à un seul facteur. Explications.

Prix de l’électricité : une longue hausse… avant l’accalmie

Avant toute chose, quand on parle du prix ou du tarif de l’électricité, il faut bien faire la distinction entre : 

  • le prix de l’électricité sur le marché de gros, qui monte et descend au gré de l’offre et de la demande ;
  • les tarifs du kWh et de l’abonnement qui sont appliqués par votre fournisseur et impactent directement le montant de votre facture.  

Les deux sont liés mais leur évolution n’est pas toujours corrélée.

Entre eux, un pivot : le Tarif Réglementé de Vente (TRV), le fameux « tarif Bleu » proposé uniquement par EDF. Et ce tarif-là, ce n’est pas le fournisseur qui le fixe : la CRE le propose, le gouvernement le valide. Une fois publié, il sert de référence à tout le secteur et permet de comparer l’attractivité des offres de marché d’un coup d’œil.

Reste une question simple : votre facture suit-elle ces variations ? Tout dépend de votre offre. Au tarif réglementé ou sur une offre à prix indexés, vous encaissez les hausses comme les baisses. Sur une offre à prix fixes, votre prix du kWh HT reste bloqué pendant toute la durée du contrat, quoi qu’il arrive sur le marché.

Ces variations, justement, racontent une histoire en deux temps. Depuis l’ouverture du marché à la concurrence en 2007, le tarif réglementé a connu une longue ascension : le prix du kWh en formule Base a même plus que doublé pour culminer en février 2024, à 0,2516€/kWh TTC. Puis le vent a tourné. Le tarif est redescendu pour s’établir à 0,1940€/kWh en février 2026, soit environ 80% de plus qu’en 2007 (0,1061€/kWh), mais bien loin du pic de la crise. Le tableau ci-dessous retrace ces évolution sur dix ans :

Prix de l’abonnement (en € TTC/an)Prix du kWh (en € TTC) 
1er août 201586,490,1437
1er août 201688,390,1503
1er août 201799,920,1466
1er février 2018107,080,1467
1er août 2018110,550,1450
1er juin 2019110,550,1531
1er août 2019119,720,1524
1er février 2020121,680,1546
1er août 2020128,520,1557
1er février 2021127,790,1582
1er août 2021137,660,1558
1er février 2022136,140,1740
1er août 2022136,850,1740
1er février 2023143,710,2062
1er août 2023149,960,2276
1er février 2024151,860,2516
1er août 2024
1er février 2025165,170,2016
1er août 2025185,580,1952
1er février 2026187,80,1940
Sources : data.gouv.fr et Comparateur du Médiateur de l’énergie

Pour vous faire une idée de l’impact des hausses successives du Tarif Réglementé de l’Électricité sur le montant de votre propre facture, vous pouvez utiliser la calculette du Médiateur de l’énergie. Par exemple, pour une consommation de 3 500 kWh/an en formule Base avec 6 kVA au compteur, la facture d’électricité a augmenté de 47,3% TTC toutes taxes incluses entre 2015 et 2025. En seulement dix ans, son montant est ainsi passé de 590 à 869€ TTC par an. 

La France, une exception européenne ?

Pendant la crise de 2021-2022, les prix ont flambé dans toute l’Europe. Pour amortir le choc, l’État a déployé un bouclier tarifaire qui a longtemps protégé les factures françaises… jusqu’à son extinction, en février 2025.
Pour autant, la France garde une longueur d’avance, et elle la doit à son mix électrique. En 2025, l’électricité bas carbone a représenté 95,2% de la production métropolitaine, un maximum historique. Ce mix repose sur deux piliers : le nucléaire, qui fournit plus des deux tiers de la production, et les énergies renouvelables, hydraulique, solaire et éolien en tête, dont la part grimpe d’année en année.

De quoi dépend le prix de votre électricité ?

L’électricité n’est pas un produit comme un autre. Depuis sa production jusqu’à son acheminement jusqu’à votre compteur, elle mobilise une infrastructure gigantesque qui coûte de plus en plus cher à entretenir et à développer. En cause principalement : la modernisation du réseau, la construction de nouvelles centrales, le développement du renouvelable, etc. 

Voilà pour l’image de fond. Plus concrètement, le prix que vous payez évolue, parfois à la hausse, parfois à la baisse, au gré de quatre grands postes :

  • Les taxes. D’après l’Observatoire des marchés de détail de la CRE, les taxes et contributions pèsent environ un tiers de la facture. En 2025, leur structure a surtout été rebattue, plus qu’alourdie. Depuis le 1er août 2025, la TVA à 20% s’applique à l’ensemble des postes de la facture, abonnement compris. Mais pour compenser, l’État a baissé d’autres taxes en parallèle : l’accise sur la consommation est passée de 33,70 à 29,98€/MWh, et la CTA a été réduite au 1er février 2026. Au final, l’effet sur votre facture est resté quasi neutre ;
  • L’acheminement (TURPE). C’est la part qui finance le transport et la distribution de l’électricité, soit environ un tiers de votre facture. Après une hausse exceptionnelle de 7,7% au 1er février 2025, le TURPE 7 est entré en vigueur le 1er août 2025, avec un léger recul de l’ordre de 1,9%. Cette version restera applicable jusqu’au 31 juillet 2028, avec des évolutions annuelles attendues proches de l’inflation ;
  • Les coûts de production. EDF, principal producteur français, entretient un parc nucléaire vieillissant et finance un programme d’investissement colossal : nouveaux réacteurs, prolongement des centrales, modernisation du réseau. De quoi peser durablement sur les coûts. Après une lourde perte en 2022, l’entreprise a renoué avec les bénéfices et réduit sa dette à 51,5 milliards d’euros fin 2025. Mais cette dette reste lourde, et la facture des futurs réacteurs, elle, reste à payer ;
  • Les cours du marché. Le système électrique européen est interconnecté : le prix français reste donc lié au marché de gros européen. Pendant la crise de 2021-2022, ce marché s’est envolé, tiré par la flambée du gaz. Depuis, les prix de marché ont nettement reflué, une accalmie qui explique en partie les baisses récentes du tarif réglementé.Envie de voir comment ces postes se répartissent précisément sur votre facture ? On a tout décortiqué dans notre article sur la composition du tarif de l’électricité.

Envie de voir comment ces postes se répartissent précisément sur votre facture ? On a tout décortiqué dans notre article sur la composition du tarif de l’électricité.

Pourquoi le prix du gaz influence les cours de l’électricité ?

Sur le marché de gros, le prix ne se calcule pas sur le coût moyen de toutes les centrales, mais sur celui de la dernière centrale appelée pour répondre à la demande. Or, quand la consommation grimpe, ce sont souvent les centrales à gaz qui prennent le relais. Résultat : le prix de l’électricité se met à suivre celui du gaz, même quand l’essentiel de notre courant vient du nucléaire ou du renouvelable.

Comment garder la main sur le prix de votre électricité ?

Vous l’avez vu : après des années de hausse, le tarif réglementé s’est détendu depuis 2025. Mais ne classez pas le sujet trop vite dans la case « réglé ». Le prix de l’électricité reste accroché au marché de gros européen, et ce marché-là n’a pas pour habitude de rester sage : une tension géopolitique, un hiver rigoureux ou un pic de demande suffisent à le faire s’emballer.

Alors, comment éviter les montagnes russes sur votre facture ? En misant sur la prévisibilité. Chez la bellenergie, nous proposons trois offres à prix fixes garantis de la part de l’électricité, sur 1, 2 ou 3 ans :

  • l’Offre Prudence avec un prix du kWh hors taxes et acheminement inférieur au TRV, bloqué pendant 1 an ; 
  • l’Offre Constance avec un prix du kWh hors taxes et acheminement inférieur au TRV, bloqué pendant 2 ans ;
  • l’Offre Garance avec un prix du kWh hors taxes et acheminement inférieur au TRV, bloqué pendant 3 ans.

Avec ces offres, le prix HT du kWh et de l’abonnement ne bouge pas pendant toute la durée du contrat, et ce même si le TRV est fortement réévalué dans un sens comme dans l’autre. Vous gagnez ce qui compte le plus quand le marché s’agite : de la visibilité, et la tranquillité de savoir à l’avance ce que vous paierez. Seules les évolutions sur les taxes et l’acheminement seront appliquées.

Le petit détail qui fait toute la différence ?  

Ces 3 offres d’électricité sont 100% renouvelables et 100% françaises ! 

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