Toit provençal avec panneaux photovoltaïques
Consommation Énergies renouvelables Transition énergétique

Comment produire de l’électricité chez soi ?

Publié le 24 janvier 2023 Dernière modification : 8 avril 2026

Produire sa propre électricité est aujourd’hui tout à fait envisageable. Devenir autonome, réduire sa facture actuelle, profiter d’un complément de revenu, les raisons de sauter le pas sont nombreuses. Le plus, c’est que les alternatives font majoritairement appel aux énergies renouvelables. Voici tous les éléments à connaître pour produire votre électricité vous-même sans avoir à installer un vélo à dynamo dans votre garage ☺️. 

Les différents procédés pour produire sa propre électricité

Plusieurs solutions existent pour produire votre électricité, la bellenergie vous présente les plus courantes. Dans tous les cas, il est indispensable de faire appel à des installateurs spécialisés et agréés. Ils pourront vous orienter en fonction de vos besoins, des équipements présents dans votre logement et de vos objectifs.

Produire son électricité photovoltaïque 

Afin d’encourager le développement des énergies renouvelables, l’Etat a mis en place un cadre favorable et des aides au financement des installations photovoltaïques. Ce qui explique, en partie, pourquoi cette solution est aujourd’hui la plus répandue et la plus simple à mettre en place.

Pour optimiser une installation photovoltaïque dans l’habitat individuel, celle-ci doit être installée sur le toit idéalement orienté au sud et incliné à 30°. Une orientation de la toiture sud-est ou sud-ouest reste possible ainsi que l’utilisation de panneaux solaires en façade. Par ailleurs, il faudra veiller à ne pas avoir de bâtiments ou de végétations aux alentours qui puissent occulter les rayons du soleil.

Ce type d’installation peut permettre de couvrir tout ou partie de votre consommation d’électricité voire de rendre votre maison positive, à savoir produire plus que ce que vous consommez.

Ce site dédié au photovoltaïque et soutenu par l’Ademe, est une source d’informations incontournable pour bien comprendre ce qu’implique un projet d’installation de panneaux solaires.

Produire son électricité éolienne

Les éoliennes domestiques (puissance de 1 kW à 36 kW) ont vu leur nombre d’installations croître ces dernières années. Pour qu’une installation éolienne fonctionne de façon optimale, celle-ci doit être installée dans un environnement dans lequel le vent souffle suffisamment.

En théorie, une éolienne peut s’installer dans un jardin ou même sur le toit d’une maison. En pratique, les particuliers sont toutefois peu nombreux à opter pour cette solution peu rentable, peu populaire et plutôt contraignante. Elle exige en effet un permis d’urbanisme et un permis de construire si l’éolienne dépasse 12 mètres de hauteur. Et pour l’installation de petite éolienne il faudra vérifier si le logement est situé dans une zone classée ou près d’un site classé. Dans quel cas une déclaration préalable de travaux doit être déposée en mairie.

Produire son électricité hydraulique

Il existe des centrales hydroélectriques pour particuliers qui permettent d’exploiter le mouvement de l’eau pour produire de l’électricité renouvelable. Même si l’idée semble intéressante, réunir toutes les conditions pour se lancer est plus que difficile.

Tout d’abord, il faut disposer d’un cours d’eau sur son terrain ce qui n’est pas des plus courant ! Ensuite c’est un parcours semé d’embûches pour réaliser les études de faisabilité et obtenir les autorisations administratives. Cela peut prendre jusqu’à 2 ans de procédures.

A l’heure actuelle de moins en moins d’autorisations sont délivrées par les autorités.

Choisir son installateur spécialisé

Pour choisir un installateur qualifié, il est indispensable de faire appel à un professionnel labellisé RGE (Reconnu Garant de l’Environnement). L’annuaire officiel de référence est celui du service public France Rénov’, qui recense l’ensemble des artisans et entreprises RGE certifiés. Cette qualification reste obligatoire pour bénéficier des principales aides à la rénovation énergétique et aux installations photovoltaïques.

Un installateur RGE ne se limite pas à la pose de l’équipement : il peut également accompagner le particulier dans les démarches administratives, notamment la déclaration préalable de travaux, la demande de raccordement, ainsi que la constitution des dossiers d’aides nationales ou territoriales. Les dispositifs d’aides étant régulièrement ajustés, il est recommandé de consulter les sites officiels du gouvernement et de sa région pour connaître les montants et conditions en vigueur au moment du projet.

En complément des aides financières, certaines installations bénéficient d’avantages fiscaux spécifiques. Notamment, les installations photovoltaïques d’une puissance inférieure ou égale à 3 kWc conservent une exonération totale d’impôt sur le revenu sur les recettes issues de la vente d’électricité, sous certaines conditions. Cette fiscalité avantageuse explique pourquoi ce format reste très prisé par les particuliers en autoconsommation.

Pourquoi produire sa propre électricité ?

Produire sa propre électricité répond aujourd’hui à plusieurs objectifs, dont la maîtrise de sa consommation énergétique face à la hausse durable des prix de l’électricité. L’autoproduction permet avant tout de réduire sa dépendance au réseau, mais aussi, dans certains cas, de générer des revenus complémentaires grâce à la revente de l’électricité produite.

Plusieurs modes de fonctionnement s’offrent aux particuliers :

  • L’autoconsommation sans injection :
    L’électricité produite est consommée directement dans le logement, sans revente du surplus. Cette solution peut être complétée par des batteries de stockage, de plus en plus répandues, afin d’optimiser l’utilisation de l’énergie solaire en dehors des périodes d’ensoleillement.
  • L’autoconsommation avec revente du surplus :
    Le foyer consomme en priorité sa propre production et vend l’électricité non utilisée à un acheteur obligé, généralement EDF OA, dans le cadre du dispositif d’obligation d’achat. Ce modèle reste le plus répandu, car il permet de cumuler économies sur la facture, revenus issus de la vente du surplus et prime à l’autoconsommation photovoltaïque, versée par l’État.
  • La vente totale de l’électricité produite :
    Dans ce cas, l’intégralité de la production est injectée sur le réseau et revendue. Ce modèle est cependant moins attractif pour les particuliers, car il ne permet pas de bénéficier de la prime à l’autoconsommation et n’offre pas de protection directe contre la hausse des prix de l’électricité.

L’obligation d’achat

Le dispositif de l’obligation d’achat (OA) permet aux particuliers producteurs d’électricité photovoltaïque d’injecter tout ou partie de leur production sur le réseau public et de la vendre à un tarif réglementé, fixé par arrêté et garanti sur 20 ans. Cette mission de service public est aujourd’hui assurée par EDF Obligation d’Achat (EDF OA) et, dans certaines zones, par les Entreprises Locales de Distribution (ELD).

En 2026, le mécanisme reste en place, mais il s’inscrit dans une logique clairement orientée vers l’autoconsommation, les tarifs de rachat ayant progressivement diminué ces dernières années pour encourager la consommation directe de l’électricité produite.

  • Pour les installations jusqu’à 9 kWc, le tarif de rachat du surplus s’établit autour de 0,04€/kWh (tarif T1 2026). Ce dispositif peut être cumulé avec la prime à l’autoconsommation photovoltaïque ;
  • Dans le cas où l’intégralité de la production est injectée sur le réseau et vendue à EDF OA, cela n’est pas disponible pour les installations de moins de 9 kWc.

Dans tous les cas, pour bénéficier de l’obligation d’achat, des règles strictes s’appliquent :

  • Installation réalisée par un professionnel qualifié RGE ;
  • Dépôt d’une demande complète de raccordement auprès d’Enedis (ou de l’ELD concernée), qui détermine le tarif applicable ;
  • Signature d’un Contrat d’Accès et d’Exploitation (CAE) avec Enedis ;
  • Obtention de l’attestation de conformité électrique (Consuel) avant la mise en service.

Comment choisir entre l’autoconsommation totale ou partielle ? 

Vous l’avez compris, lorsque vous produisez votre propre électricité, plusieurs choix s’offrent à vous. Mais alors, comment faire le bon choix ? 

Vos besoins énergétiques 

La première étape consiste à analyser précisément vos consommations. Il est recommandé de dresser un inventaire de vos équipements (électroménager, chauffage, eau chaude, recharge d’appareils électroniques, etc.), en tenant compte de leur fréquence d’utilisation, de leur puissance et de leur consommation en veille.

De nos jours, cette analyse est facilitée par les données de suivi fournies par les compteurs communicants Linky et par les outils de pilotage énergétique, qui permettent d’identifier avec précision les postes les plus énergivores et les heures de consommation. Les appareils dotés de batteries doivent également être pris en compte, car leur recharge peut être décalée vers les périodes de production solaire.

Vos habitudes 

Les horaires de présence dans le logement jouent un rôle clé dans le choix du mode d’autoconsommation.

  • Un foyer présent principalement en journée (télétravail, retraite, famille avec enfants en bas âge) pourra tirer un maximum de bénéfices d’une autoconsommation élevée, voire quasi totale, en utilisant directement l’électricité produite ;
  • À l’inverse, un foyer absent en journée sera généralement mieux adapté à l’autoconsommation avec revente de surplus : l’électricité non consommée est injectée sur le réseau plutôt que perdue.

De plus en plus de foyers complètent leur installation avec des solutions de pilotage intelligent ou des batteries de stockage, capables de faire passer le taux d’autoconsommation de 30/40% à 70% ou plus. Le stockage permet ainsi de s’approcher d’une autoconsommation quasi totale, même sans présence permanente au domicile.

Le prix de l’électricité et la valorisation du surplus

C’est la Commission de régulation de l’énergie (CRE) qui fixe les tarifs de rachat de l’électricité photovoltaïque, révisés chaque trimestre. Aujourd’hui, la revente du surplus est considérée comme un complément de valorisation, et non plus comme un levier de rentabilité central. L’enjeu principal est désormais de maximiser l’autoconsommation, la revente venant sécuriser les excédents inévitables.

Réduire sa consommation pour maximiser les bénéfices

Quel que soit le mode choisi, l’autoconsommation est d’autant plus efficace qu’elle s’inscrit dans une démarche globale de sobriété énergétique. L’adoption d’écogestes, le recours à des équipements performants et une bonne isolation du logement restent essentiels.

Dès la conception d’un projet de construction ou de rénovation, il est pertinent d’évaluer chaque poste : chauffage, eau chaude, électroménager, ventilation ou éclairage. Chaque détail compte pour réduire la consommation globale et augmenter la part d’électricité autoproduite réellement utile.

Enfin, produire sa propre électricité n’est pas la seule manière d’agir. L’électricité renouvelable est aujourd’hui accessible à tous, même sans installation photovoltaïque. Pour accompagner chaque foyer dans la transition énergétique, la bellenergie propose des offres d’électricité verte à un tarif compétitif. Une solution complémentaire ou alternative pour réduire son impact environnemental au quotidien. Découvrez-les vite 💚.