Voiture électrique : bilan et perspectives
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Voiture électrique : bilan et perspectives 

Publié le 2 juillet 2025 Dernière modification : 5 août 2026

Après une année 2024 marquée par un ralentissement des ventes, la voiture électrique retrouve progressivement son élan. En France comme à l’international, les immatriculations repartent à la hausse grâce à l’arrivée de modèles plus accessibles, au développement des infrastructures de recharge et à des politiques publiques toujours favorables à l’électrification du parc automobile.

Le marché reste toutefois contrasté : si l’Europe accélère sa transition, la Chine connaît un léger ralentissement de ses ventes domestiques, tandis que les États-Unis reculent. Coût d’achat, autonomie, recharge, impact environnemental… où en est réellement la voiture électrique en 2026 ? On fait le point sur les chiffres clés, les idées reçues et les perspectives de cette motorisation qui s’impose progressivement comme un pilier de la mobilité de demain.

Marché de la voiture électrique : état des lieux, freins et opportunités

Le marché de la voiture électrique poursuit sa transformation. Après plusieurs années de forte croissance, l’année 2024 a marqué un coup de frein en France comme dans plusieurs pays européens. Inflation, baisse des aides publiques, attentisme des ménages et ralentissement du marché automobile ont pesé sur les immatriculations. Mais cette parenthèse semble désormais refermée.

En 2025, les ventes de véhicules électriques sont reparties à la hausse en France, portées notamment par l’arrivée de modèles plus abordables comme la Renault 5 E-Tech Electric ou la Citroën ë-C3. Les immatriculations de voitures particulières 100% électriques ont dépassé les 360 000 unités, représentant près d’un véhicule neuf sur cinq. Dans le même temps, le réseau de recharge a continué de se densifier et les offres de location sociale ainsi que les dispositifs d’aides ont soutenu la demande.

À l’échelle mondiale, l’année 2026 confirme cette dynamique, malgré un début d’exercice plus hésitant. Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), plus de 9 millions de voitures électriques (100% électriques et hybrides rechargeables) ont été vendues au premier semestre 2026, dont plus de 5 millions au deuxième trimestre. Les ventes ont progressé de 35% entre le premier et le deuxième trimestre, atteignant un niveau record dans une cinquantaine de pays.

L’AIE estime désormais que les véhicules électriques devraient représenter 29% des ventes mondiales de voitures neuves en 2026, un nouveau record qui illustre l’accélération de l’électrification du parc automobile mondial.

Voiture électrique bilan et perspectives

Bilan du marché des voitures électriques : de la stabilisation à la reprise

2024 : une année de transition

Après plusieurs années de croissance soutenue, le marché français de la voiture électrique a connu un ralentissement en 2024. Les immatriculations de voitures particulières 100% électriques ont reculé de 2,2%, tandis que leur part de marché est restée stable autour de 17%. Plusieurs facteurs expliquent cette évolution :

  • Un contexte économique moins favorable ;
  • Une baisse progressive de certaines aides publiques ;
  • Un prix d’achat encore élevé pour de nombreux ménages ;
  • Un marché automobile globalement en recul.

Dans le même temps, les motorisations hybrides ont continué de progresser, séduisant les automobilistes souhaitant réduire leur consommation de carburant sans modifier leurs habitudes de recharge.

2025 : le marché français retrouve des couleurs

L’année 2025 marque un véritable rebond. Les constructeurs ont enrichi leur gamme avec des modèles plus accessibles et mieux adaptés aux attentes des automobilistes. La Renault 5 E-Tech Electric, la Citroën ë-C3 ou encore la nouvelle Renault Scénic E-Tech ont largement contribué à démocratiser la mobilité électrique. Les dispositifs de soutien, comme la prime « Coup de pouce véhicules particuliers électriques » financée par les certificats d’économies d’énergie (CEE) et le retour du leasing social, ont également favorisé la reprise des ventes.

En conséquence, les immatriculations de voitures électriques repartent à la hausse et la France confirme sa place parmi les principaux marchés européens de l’électromobilité.

2026 : une dynamique mondiale contrastée

À l’échelle internationale, le premier trimestre 2026 a été marqué par un recul des ventes, en raison d’un ralentissement global du marché automobile. La tendance s’est toutefois rapidement inversée. Entre avril et juin, plus de 5 millions de véhicules électriques ont été vendus dans le monde, soit une hausse de 35% par rapport au trimestre précédent et de 4% par rapport au deuxième trimestre 2025.

L’Europe figure parmi les régions les plus dynamiques avec une progression de 33% des ventes au premier semestre 2026. L’Allemagne enregistre environ 140 000 véhicules électriques supplémentaires sur un an, tandis que la France en compte près de 95 000 de plus.

À l’inverse, les États-Unis connaissent un recul de 22% sur la même période, conséquence d’un contexte économique moins favorable et d’un ralentissement des aides à l’achat.

La Chine reste le moteur mondial de la voiture électrique

Même si ses ventes domestiques ralentissent pour la première fois depuis une décennie, la Chine demeure de très loin le premier marché mondial de la voiture électrique. En 2025, les constructeurs chinois ont produit environ 6 voitures électriques sur 10 vendues dans le monde. En 2026, ils compensent le tassement du marché intérieur grâce à une forte progression de leurs exportations : celles-ci ont bondi de 120% au premier semestre par rapport à la même période en 2025.

Début 2026, plus de 45% des véhicules exportés par la Chine sont électriques, contre environ 35% un an auparavant. Cette montée en puissance renforce la concurrence internationale et contribue à faire baisser progressivement le prix des véhicules électriques proposés sur le marché européen.

Quel est le véritable impact environnemental d’une voiture électrique ?

La voiture électrique fait régulièrement l’objet de débats. Fabrication des batteries, extraction des métaux, recyclage, consommation d’électricité… autant de sujets qui alimentent parfois certaines idées reçues.

Pourtant, lorsqu’on analyse l’ensemble du cycle de vie du véhicule, les conclusions des organismes spécialisés convergent : dans un pays comme la France, où l’électricité est majoritairement produite à partir d’énergies bas carbone, une voiture électrique émet nettement moins de gaz à effet de serre qu’un modèle essence ou diesel équivalent.

Une fabrication plus émettrice…

C’est un fait, fabriquer une voiture électrique demande davantage d’énergie qu’un véhicule thermique, principalement en raison de la production de sa batterie. L’extraction et la transformation des matières premières (lithium, nickel, cobalt, manganèse ou encore graphite) représentent une part importante de son empreinte carbone initiale. Plus la batterie est grande, plus cette phase de fabrication est énergivore.

Cette « dette carbone » de départ explique pourquoi une voiture électrique n’est pas automatiquement plus écologique dès sa sortie d’usine.

…mais un meilleur bilan sur l’ensemble de sa durée de vie

Cette différence est toutefois rapidement compensée lors de l’utilisation du véhicule. Contrairement aux voitures thermiques, un véhicule électrique ne rejette aucun gaz d’échappement lorsqu’il circule. En France, où l’électricité est principalement d’origine nucléaire et renouvelable, les émissions liées à la recharge restent particulièrement faibles.

Selon l’ADEME et l’Agence internationale de l’énergie, une voiture électrique utilisée dans l’Hexagone émet, sur l’ensemble de son cycle de vie, de deux à trois fois moins de CO₂ qu’un modèle thermique comparable. Cet avantage augmente avec le kilométrage parcouru et lorsque le véhicule est équipé d’une batterie de capacité raisonnable.

Autre avantage souvent moins connu : les véhicules électriques n’émettent pas de polluants liés à la combustion (oxydes d’azote, hydrocarbures imbrûlés ou particules issues des gaz d’échappement), ce qui contribue à améliorer la qualité de l’air, notamment en milieu urbain.

Mention passable pour les SUV électriques

Si les véhicules électriques affichent un bilan carbone plus favorable que leurs équivalents thermiques sur l’ensemble de leur durée de vie, plus le véhicule est lourd plus cet avantage a tendance à s’estomper. C’est notamment le cas des gros SUV électriques. Leur poids important nécessite de grosses batteries dont la production émet beaucoup de CO2. L’empreinte carbone totale d’un SUV électrique peut ainsi atteindre le double de celle d’une petite citadine…

Les batteries sont-elles vraiment un problème ?

La batterie représente aujourd’hui l’élément le plus stratégique et le plus coûteux d’une voiture électrique. À elle seule, elle peut représenter jusqu’à 40% du coût de fabrication d’un véhicule.

Si son impact environnemental reste un sujet de vigilance, les technologies évoluent rapidement. Les constructeurs cherchent notamment à réduire les quantités de métaux critiques utilisées, à améliorer les procédés de fabrication et à développer des chimies moins dépendantes du cobalt, comme les batteries LFP (lithium-fer-phosphate), de plus en plus présentes sur les modèles grand public.

En parallèle, les batteries gagnent en longévité. La plupart sont désormais garanties entre 8 et 10 ans, avec un maintien d’au moins 70% de leur capacité, et leur durée de vie réelle dépasse souvent largement ces garanties dans des conditions normales d’utilisation.

Que deviennent les batteries en fin de vie ?

Contrairement à une idée largement répandue, une batterie de voiture électrique n’est généralement pas mise au rebut lorsqu’elle n’est plus adaptée à un usage automobile.

Avant d’être recyclée, elle peut connaître une seconde vie.

Lorsque sa capacité descend en dessous d’environ 70 à 80%, elle reste parfaitement capable de stocker de l’électricité. Ces batteries sont ainsi réutilisées dans des systèmes de stockage stationnaire, par exemple pour accompagner des installations photovoltaïques, alimenter des bâtiments ou encore soutenir le réseau électrique lors des pics de consommation.

Une fois cette seconde vie terminée, les matériaux qu’elles contiennent peuvent être récupérés.

Le règlement européen sur les batteries renforce progressivement les obligations de recyclage et impose l’intégration de matières premières recyclées dans les nouvelles batteries. Les objectifs portent notamment sur la récupération du lithium, du cobalt, du nickel et du cuivre afin de limiter la dépendance aux ressources minières. Le recyclage constitue ainsi un enjeu environnemental, mais également stratégique pour sécuriser l’approvisionnement européen en métaux critiques.

Batteries électriques : les gigafactories françaises passent à l’épreuve de l’industrialisation

La France poursuit son ambition de développer une filière nationale de production de batteries pour véhicules électriques afin de réduire sa dépendance aux importations asiatiques et de renforcer sa souveraineté industrielle. Les Hauts-de-France se sont imposés comme le cœur de cette stratégie, avec l’implantation de plusieurs gigafactories, notamment ACC à Billy-Berclau/Douvrin, AESC à Douai et Verkor près de Dunkerque.

Ces usines représentent un investissement majeur pour la filière automobile française et européenne. Elles doivent permettre de sécuriser l’approvisionnement des constructeurs, de créer plusieurs milliers d’emplois et, à terme, de produire des batteries plus compétitives et moins dépendantes des chaînes d’approvisionnement internationales. Toutefois, après l’enthousiasme des inaugurations, la filière fait désormais face aux réalités de l’industrialisation. Produire des cellules de batteries à grande échelle s’avère bien plus complexe que prévu. Certaines usines connaissent encore des difficultés pour monter en cadence, améliorer leurs rendements et réduire les défauts de fabrication, autant d’étapes indispensables pour atteindre la rentabilité.

Cette situation n’est pas propre à la France. Partout en Europe, plusieurs projets de gigafactories rencontrent des défis similaires, dans un contexte de forte concurrence avec les fabricants asiatiques, qui disposent d’une avance technologique et industrielle acquise depuis près de vingt ans. La faillite du suédois Northvolt en 2025 a d’ailleurs rappelé les difficultés auxquelles est confrontée la jeune industrie européenne des batteries.

Face à ces enjeux, la Commission européenne a annoncé en 2026 un nouveau plan de soutien destiné à accompagner la production de cellules de batteries sur le territoire européen. L’objectif est de renforcer la compétitivité de la filière et de préserver une capacité de production stratégique pour accompagner l’électrification du parc automobile. Malgré ces difficultés de démarrage, les industriels restent confiants. Les prochaines années seront déterminantes pour démontrer que l’Europe est capable de bâtir une industrie des batteries à la fois compétitive, innovante et durable, un enjeu essentiel pour l’avenir de la mobilité électrique.

Le leasing social électrique

Une voiture électrique coûte-t-elle vraiment plus cher ?

Pour de nombreux Français, même séduits par les avantages de la voiture électrique, le prix d’acquisition demeure encore un frein important à l’achat. Plus des 2/3 d’entre eux estiment que la voiture électrique n’est globalement pas économique par rapport à un véhicule thermique. Déterminer le coût total d’une voiture électrique (achat, usage et entretien) pour le comparer à celui d’un véhicule thermique n’est pourtant pas aisé. En réalité, le résultat ne tourne d’ailleurs pas systématiquement au désavantage de l’électrique. Explications.

Le coût à l’achat : un écart qui se réduit, sans avoir disparu

En 2026, plusieurs citadines électriques sont proposées autour de 25 000 à 30 000€ avant aides, tandis que les modèles familiaux dépassent fréquemment 35 000 ou 40 000€. Le tarif varie fortement selon la capacité de la batterie, l’autonomie, la puissance de recharge et les équipements. Le marché de l’occasion progresse lui aussi : Avere-France et Mobilians ont comptabilisé 177 886 transactions de voitures électriques d’occasion en 2025, puis 72 244 au seul deuxième trimestre 2026. Cette montée en puissance offre davantage de solutions aux ménages qui ne souhaitent pas acheter neuf.

Combien coûte réellement une recharge ?

Une voiture électrique consomme généralement entre 15 et 20 kWh pour parcourir 100 km en conditions courantes. Une petite citadine peut faire mieux, tandis qu’un SUV, une conduite autoroutière ou des températures basses peuvent faire augmenter la consommation.

Au 1er août 2026, le prix du kilowattheure du Tarif réglementé de vente en option Base, pour une puissance de 6 kVA, est de 0,2001 euro TTC. Sur cette base, une recharge à domicile revient approximativement à :

Consommation du véhiculeCoût indicatif pour 100 km
15 kWh/100 km3,00€
17 kWh/100 km3,40€
20 kWh/100 km4,00€

Ces montants correspondent au coût de l’énergie consommée. Ils n’intègrent pas les pertes de recharge, généralement de quelques pourcents. Une recharge programmée pendant les heures creuses peut également réduire la facture.

Quelles économies sur une année ?

Pour un automobiliste parcourant 12 500 km par an, une consommation de 17 kWh/100 km représente environ 2 125 kWh. Au tarif Base retenu ci-dessus, le budget annuel d’électricité pour la voiture électrique approche 425€, hors pertes de recharge.

Avec une voiture essence consommant 6 l/100 km et un litre facturé 1,70€ le même kilométrage représente environ 1 275€ de carburant. L’économie théorique atteint donc près de 850€ par an. Elle dépend naturellement du véhicule, du style de conduite, du prix de l’énergie et de la proportion de recharges effectuées à domicile.

Un entretien généralement moins coûteux

Le moteur électrique comporte moins de pièces d’usure qu’un moteur thermique. Il ne nécessite ni vidange, ni remplacement du filtre à huile, des bougies ou de la courroie de distribution. Le freinage régénératif limite également l’usure des plaquettes et des disques.

Les pneus, les essuie-glaces, la climatisation, les éléments de suspension et les contrôles courants restent en revanche à entretenir. Le poids parfois élevé des véhicules électriques peut aussi accélérer l’usure des pneumatiques. Dans l’ensemble, les études disponibles concluent généralement à un coût d’entretien inférieur à celui d’une voiture thermique, mais l’écart dépend du modèle et de son utilisation.

La batterie ne doit pas être présentée comme une pièce à remplacer systématiquement après 150 000 km. Les constructeurs la garantissent souvent huit ans ou 160 000 km, avec un seuil minimal de capacité, et de nombreux véhicules conservent leur batterie d’origine au-delà. Une défaillance hors garantie peut toutefois entraîner une dépense importante : l’état de santé de la batterie est donc un point essentiel lors de l’achat d’un véhicule électrique d’occasion.

Autonomie et recharge : où en est-on ?

L’autonomie et la recharge restent au cœur des interrogations, mais la situation a fortement évolué depuis les débuts du marché. Les modèles récents couvrent désormais la plupart des trajets quotidiens, tandis que le réseau public s’est densifié et que toutes les aires de service des autoroutes concédées sont équipées de solutions de recharge.

Quelle autonomie réelle pour une voiture électrique ?

Selon le modèle, l’autonomie homologuée peut aller d’environ 200 km pour certaines petites citadines à plus de 600 km pour des berlines et SUV dotés de grandes batteries. L’autonomie réelle varie toutefois avec la vitesse, la température, le relief, le vent, la charge transportée et l’utilisation du chauffage ou de la climatisation.

Sur autoroute, la consommation augmente sensiblement. Il est donc plus pertinent de raisonner en distance entre deux pauses qu’en autonomie maximale annoncée. Pour de nombreux modèles récents, une pause toutes les deux à trois heures permet de récupérer suffisamment d’énergie pour poursuivre le trajet.

Conseil pratique : Pour un long trajet, mieux vaut prévoir une marge de sécurité et viser une arrivée à la borne avec 10 à 20% de batterie plutôt que de chercher à atteindre 0%.

Près de 200 000 points de recharge publics en France

Au 30 juin 2026, la France comptait 197 663 points de recharge ouverts au public, soit une progression continue du maillage national. Avere-France indique un taux de disponibilité global de 89% et un taux d’accès immédiat de 94%.

La situation est encore meilleure sur les autoroutes concédées. L’ensemble de leurs aires de service est équipé depuis l’été 2023 et le taux de disponibilité a dépassé 98,5% en 2025. Le réseau autoroutier proposait plus de 3 200 points de recharge à très haute puissance lors de l’été 2025.

Départs en vacances : des tensions possibles, mais pas une saturation générale

L’été 2025 a constitué un test grandeur nature. La fréquentation des bornes routières a progressé de 71% par rapport à l’été précédent, sans difficulté généralisée selon le bilan publié conjointement par le ministère des Transports et Avere-France. La recharge moyenne a duré entre 28 et 30 minutes, soit un temps proche de la pause recommandée lors d’un long trajet.

Des files d’attente peuvent néanmoins apparaître lors des journées les plus chargées, en particulier dans certaines stations très fréquentées. Comme pour les pompes à carburant, la restauration ou les sanitaires, les pics de circulation peuvent créer des tensions ponctuelles. Ils ne doivent toutefois plus être présentés comme la situation habituelle sur l’ensemble du réseau.

Le coût à l’usage voiture électrique

La recharge à domicile reste déterminante

Pour les automobilistes disposant d’une place de stationnement, la recharge à domicile reste la solution la plus simple et la moins coûteuse. Une prise renforcée peut convenir à certains petits kilométrages, tandis qu’une borne de 7,4 kW permet de récupérer plus rapidement l’énergie consommée au quotidien.

La puissance du compteur doit être adaptée au logement et aux autres usages. Une installation en 7,4 kW conduit souvent à choisir 9 ou 12 kVA, mais un système de pilotage dynamique peut moduler la recharge pour éviter les dépassements de puissance. Il est indispensable de faire vérifier l’installation par un professionnel qualifié.

Pour les  ménages sans stationnement privatif, la recharge publique, les bornes en entreprise et les équipements des copropriétés restent essentiels. C’est sur ce point que subsistent les écarts les plus importants entre les usages et les territoires.

Les voitures électriques incontournables en 2026

Le marché électrique ne repose plus sur quelques modèles. Les constructeurs proposent désormais des citadines, des compactes, des familiales et des SUV couvrant des budgets et des besoins très différents. Plutôt qu’un classement figé, voici les modèles qui structurent particulièrement l’offre française en 2026.

Renault 5 E-Tech Electric

La citadine emblématique du renouveau électrique français. Elle associe un format urbain, une présentation soignée et plusieurs capacités de batterie. Son succès contribue fortement à la progression du marché français.

Citroën ë-C3

L’un des modèles neufs les plus accessibles du marché. Elle vise en priorité les trajets urbains et périurbains, avec un positionnement tarifaire plus contenu que de nombreux véhicules électriques précédents.

Renault Scénic E-Tech Electric

Une proposition familiale offrant davantage d’espace et d’autonomie. Elle illustre l’élargissement de l’offre électrique au-delà des seules citadines.

Tesla Model Y

Malgré une concurrence plus forte et des performances commerciales variables selon les périodes, il reste une référence du SUV électrique, notamment grâce à son efficience, son habitabilité et l’écosystème de recharge Tesla.

Peugeot E-3008

Un SUV familial produit en France, proposé avec plusieurs niveaux d’autonomie. Il représente un enjeu important pour l’électrification de la gamme Peugeot.

Renault 4 E-Tech Electric

Plus polyvalente et plus haute que la Renault 5, elle s’adresse aux conducteurs recherchant un véhicule compact capable de couvrir des usages plus familiaux.

Quelles aides pour acheter une voiture électrique en 2026 ?

Bien que la différence de prix entre un véhicule électrique et son équivalent thermique ait tendance à se réduire, la question du coup à l’achat demeure sensible pour de nombreux Français. En 2025, il existe pourtant de nombreuses aides qui peuvent faire baisser la facture. 

La prime « coup de pouce véhicules particuliers électriques »

Depuis 2025, le bonus écologique a été remplacé par la prime « coup de pouce véhicules particuliers électriques », financée par les fournisseurs d’énergie via le dispositif des certificats d’économie d’énergie (CEE). Cette prime soutient l’achat ou la location longue durée d’un véhicule 100% électrique neuf.

Les aides pour les véhicules électriques peuvent atteindre (montants indicatifs) :

  • 5 700€ pour les ménages précaires ;
  • 4 700€ pour les ménages modestes non précaires ;
  • 3 500€ pour les autres ménages. 

Ce bonus s’applique à l’achat ou à la location longue durée d’un véhicule 100% électrique neuf, sous réserve de respecter certains critères d’éligibilité.

Voitures électriques : les modèles les plus en vue

Le leasing social électrique

Pour faciliter l’accès à la mobilité électrique, le gouvernement a reconduit en 2026 le dispositif de leasing social. Son objectif est de permettre aux ménages aux revenus modestes de louer une voiture électrique neuve à un tarif préférentiel, sans avoir à supporter le coût d’achat d’un véhicule.

Le dispositif est réservé aux particuliers qui remplissent plusieurs conditions :

  • Etre majeur et domicilié en France ;
  • Disposer d’un revenu fiscal de référence par part inférieur ou égal à 16 880 € ;
  • Utiliser une voiture personnelle pour les déplacements liés à son activité professionnelle et :
    • Résider à plus de 10 kilomètres de son lieu de travail ;
    • Ou parcourir plus de 8 000 kilomètres par an dans le cadre de son activité professionnelle.

Le leasing social prend la forme d’une location longue durée d’au moins trois ans, avec ou sans option d’achat. Les loyers sont plafonnés à 200€ par mois (hors assurance, entretien et autres prestations facultatives). Certains constructeurs et loueurs proposent même des modèles à moins de 140€ par mois, selon les véhicules disponibles.

Autre point important, les professionnels partenaires ne peuvent pas imposer de caution ni facturer de frais de dossier liés au dispositif. Les éventuelles prestations supplémentaires doivent toujours être proposées comme des options et ne peuvent en aucun cas être obligatoires.

Le dispositif concerne uniquement des voitures électriques neuves répondant aux critères environnementaux fixés par l’État. Les modèles éligibles sont proposés par des loueurs et concessionnaires conventionnés, dans la limite des véhicules disponibles. Les conditions d’accès, la liste des modèles éligibles et les loyers proposés étant susceptibles d’évoluer, nous vous recommandons de consulter les informations les plus récentes sur le site du ministère de la Transition écologique avant d’engager vos démarches.

Les aides pour installer une borne de recharge

Des soutiens peuvent également exister pour l’installation d’une infrastructure de recharge, notamment en logement collectif dans le cadre du programme Advenir, ainsi que sous la forme d’aides locales. Les conditions diffèrent selon le type de logement, le bénéficiaire et le territoire.

Avant de lancer les travaux, il est conseillé de vérifier les dispositifs disponibles, les exigences de qualification de l’installateur et les éventuelles règles de cumul. En copropriété, le droit à la prise facilite l’installation individuelle, mais les délais et les modalités techniques doivent être anticipés.

Recharger sa voiture électrique avec la bonne offre d’électricité

L’achat d’une voiture électrique peut augmenter sensiblement la consommation du foyer. Pour autant, il n’est pas toujours nécessaire de choisir la puissance la plus élevée ni de modifier immédiatement son option tarifaire.

Le bon choix dépend du kilométrage, de la puissance de la borne, des horaires de recharge et des autres équipements du logement. Une recharge pilotée pendant les heures creuses permet de limiter le coût et de soulager le réseau électrique. Le pilotage dynamique peut également réduire temporairement la puissance de la borne lorsque le chauffage, le four ou d’autres appareils consomment beaucoup.

Choisir une offre d’électricité d’origine renouvelable permet enfin d’associer la mobilité électrique à un soutien accru à la production renouvelable. Chez la bellenergie, les offres d’électricité verte permettent de recharger son véhicule avec une électricité couverte par des Garanties d’Origine françaises, tout en adaptant la formule tarifaire aux habitudes du foyer.

Sources

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